Montpellier : un tag antisémite sur la porte d'une école crée l'indignation, les élus condamnent fermement cet acte

Samedi matin, un tag antisémite a été découvert sur la porte de l'école élementaire Saint François-Régis à Montpellier. L'inscription a été effacée depuis, mais le geste a provoqué des réactions parmi les élus de la région. 

L'étoile était un marqueur utilisé par les Nazis pendant la Seconde guerre mondiale pour identifier les Juifs.
L'étoile était un marqueur utilisé par les Nazis pendant la Seconde guerre mondiale pour identifier les Juifs. © Hussein Bourgi / Facebook

Samedi matin, un tag à caractère antisémite a été découvert sur la porte de l'école élémentaire privée Saint François-Régis à Montpellier : le dessin représente une étoile, un marqueur utilisé par les Nazis pendant la Seconde guerre mondiale pour identifier les Juifs. 

C'est Hussein Bourgi qui a donné l'alerte : le sénateur de l'Hérault a été prévenu par l'un de ses voisins et s'est rendu sur place le matin même. 

"J'adresse à la communauté juive de Montpellier et aux habitants du quartier l'expression de ma profonde solidarité. J’assure nos compatriotes de confession juive que je serai toujours mobilisé à leurs côtés pour lutter contre l'antisémitisme", a-t-il déclaré dans un communiqué, publié sur sa page Facebook. 

Prévenue, la Ville de Montpellier a immédiatement fait intervenir ses services municaux pour effacer cette inscription, loin d'être anodine. Dans son post, Hussein Bourgi rappelle que l'enclos Saint François est "un lieu chargé de symbole et de mémoire puisque des Juifs y ont été cachés pendant la Shoah".

Les élus réagissent sur les réseaux sociaux

Sur Twitter, des élus de la région ont fait part de leur indignation, à commencer par le maire de Montpellier Michaël Delafosse. "Cet acte lâche et odieux ne doit pas rester impuni et je demande à la police de tout mettre en œuvre pour retrouver les auteurs de cet acte ignoble !", écrit-il. 

Le tweet de l'édile a été repartagé par la présidente de la région Occitanie Carole Delga, mais également par la rectrice de l'Académie de Montpellier Sophie Béjean et des élus municipaux : tous ont à leur tour fermement condamné cet acte.

 

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