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Vélib’ en retard à Paris : l'opérateur héraultais Smovengo répond aux critiques

A Paris, les nouvelles stations de vélib’ mettent du temps à arriver. Le groupe héraultais Smovengo, critiqué pour ce retard, contre-attaque, pointant notamment du doigt son prédecesseur, le groupe JCDecaux.
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Illustration © LIONEL BONAVENTURE / AFP
Le groupe Smovengo, mis en cause dans le déploiement en retard du Vélib', a lancé une contre-attaque en règle avec pour cibles le groupe JCDecaux et les "insuffisances" administratives du syndicat gestionnaire, annonçant par ailleurs un service total "cet été".
 

Le service Vélib Métropole "n'est pas totalement opérationnel et nous le regrettons", indique un communiqué du groupement (Smoove, une PME de Montpellier, ainsi que Mobivia, Moventia et Indigo) chargé de déployer le service de vélo en libre-partage dans Paris et sa banlieue.
 
 

Bâtons dans les roues


En reconnaissant des "dysfonctionnements" et des "ratés (qui) tiennent pour l'essentiel au fonctionnement des stations sous batterie", Smovengo estime qu'une "bonne partie de ces critiques ne sont pas fondées", évoquant des "bâtons dans les roues".

Pointant les "chantiers vastes et complexes" qu'il mène dans le monde, le consortium a pris d'abord son prédécesseur JCDecaux pour cible, affirmant que "vouloir faire croire que Smovengo est une société inexpérimentée est une absurdité". Le co-directeur général de JCDecaux, Jean-Charles Decaux, avait affirmé jeudi que Smovengo n'était pas "à la hauteur des enjeux".

Notant les "recours juridiques (tous perdus !)" et les "manoeuvres dilatoires" du groupe concurrent, le communiqué pointe "l'important retard pris par JCDecaux dans le démontage des stations".
 
 

Sous-sol plus complexe que prévu


Smovengo s'attaque ensuite au Syndicat Autolib Vélib Métropole (SAVM) et sa "gestion administrative (qui) a souffert de graves insuffisances", avec des retards et des lourdeurs, alors que le "sous-sol parisien se révèle beaucoup plus complexe que ne l'imaginait le SAVM".

Il évoque ainsi un retard de trois mois dans l'envoi du contrat, "six semaines perdues" pour valider les designs, des cahiers des charges techniques fournis qui "n'étaient pas complets", des adresses définitives de stations non transmises, avec en outre "plusieurs semaines" de retards d'Enedis qui gère le raccordement électrique.

Le calendrier contractuel "prévoyait 525 stations et non 700 au 1er janvier", affirme également le groupement, selon lequel plus de 500 stations seront installées fin mars, près d'un millier fin mai/début juin et "la totalité du service sera déployé cet été".

Dans un bref communiqué, le Syndicat d'élus a réaffirmé être "chaque jour aux côtés de Smovengo pour l'aider à lever les difficultés de pilotage du marché".
 

"Velibgate"


En janvier déjà, face aux reproches, Smovengo a dû se lancer dans une opération "explication technique", pour justifier les retards. L'opérateur promettait alors un déploiement quasi-complet pour la fin du mois de mars. Mais le 7 mars, 355 stations seulement étaient en service. 

Alors forcément, à Paris, on commence à s'impatienter face au "velibgate" : 
 
 Le système Vélib', actuellement composé de 1.800 stations et plus de 20.000 vélos, avait été créé en 2007 par JCDecaux, qui en avait obtenu la concession pour dix ans.

En mai dernier, Smovengo s’est vu attribué le marché des vélos en libre service de la capitale pour 15 ans.



 
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