VIDÉO. "On a honte, on est en colère" : des centaines de personnes rassemblées contre l'extrême droite à Montpellier, après une dissolution "un peu suicidaire"

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Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées lundi devant la préfecture de l'Hérault pour appeler à un front contre l'extrême droite. La mobilisation s'est transformée en manifestation dans les rues de Montpellier qui a placé dimanche deux listes de gauche est tête des élections européennes.

"Les mains en l'air pour le Front populaire" : plusieurs centaines de personnes, dont beaucoup de jeunes, se sont rassemblées lundi 10 juin 2024 en début de soirée à Montpellier, comme dans plusieurs autres grandes villes de France.

"Nupes ou autre chose en fait, on s'en fout"

Ils étaient un millier à se mobiliser, selon la préfecture. Devant le bâtiment, ils ont scandé des slogans contre l'extrême droite et pour demander une union de la gauche, avant de se mettre en marche vers la promenade du Peyrou et la place de la Comédie. 

Sur des pancartes fabriquées à la va-vite, les messages étaient clairs : "La jeunesse emmerde toujours les nazis", "partis de gauche et de l'écologie : ne ratez pas le rendez-vous de l'Histoire", "citoyen.nes debout, les fachos sont parmi nous" ou "tous unis".

"Nupes ou autre chose en fait, on s'en fout un peu. Ce qui compte, c'est qu'il y ait une union des gauches, de toutes les gauches et des écologistes", explique Matthieu Brabant, un enseignant de 46 ans. 

Si la dissolution surprise annoncée dimanche soir par Emmanuel Macron lui a semblé "un tout petit peu suicidaire" et pourrait mettre le pouvoir "aux mains de Jordan Bardella et de l'extrême droite", il juge que ce scénario n'est toutefois "pas inéluctable".

De "la sidération" à "l'action"

Depuis l'annonce des résultats et celle de la dissolution de l'Assemblée nationale, "on a honte, on est en colère", explique deux jeunes femmes "dégoûtées" de la large victoire du Rassemblement national dimanche. "On a la trouille aussi. Le RN qui passe, ça veut dire des droits qui reculent, de l'injustice sociale, la montée de racisme, des choses vraiment graves."

"Il y a eu un moment de flottement, puis on a décidé de ne pas rester dans la sidération et de se mettre en action", raconte Cathy Aberdam, coprésidentes du "Quartier généreux", un café associatif à l'origine du rassemblement dans le département du Languedoc.

L'idée d'un front commun de la gauche aux Législatives des 30 juin et 7 juillet trotte dans les têtes. "Si on n’y croyait pas, on ne serait pas aussi nombreux et nombreuses ce soir", assure Cathy Aberdam.

"Les élections des 30 juin et 7 juillet nous donnent l'opportunité d'un sursaut populaire pour faire gagner les idées sociales, féministes, écologistes et démocratiques", écrivait un peu plus tôt dans la journée l'association dans un appel lancé sur les réseaux sociaux.

Dimanche, Montpellier a placé LFI en tête (24,18%) des élections européennes, devant la liste de Raphaël Glucksmann (19,61%) et celle de Jordan Bardella (16,68%).

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