Pro D2 - rachat de l’AS Béziers-Hérault : l’offensive de l’association

Le vaudeville sur la reprise de l’ASBH se poursuit. Le club sera-t-il vendu à des investisseurs d’ABU Dabi ? Pour l’instant les négociations sont au point mort. En attendant un dénouement, le président de l’association du club Eric Freitas passe à l’offensive.

Le vaudeville sur la reprise de l’ASBH se poursuit.
Le vaudeville sur la reprise de l’ASBH se poursuit. © F. Beloli / Maxppp

C’est le feuilleton du moment. A Béziers, on ne parle que du club de rugby. Depuis l’ouverture de négociations pour vendre le club, les rebondissements sont quasi quotidiens. Le dossier de vente en lui même est aujourd’hui entre les mains des avocats des deux parties. Chacune devant fournir les pièces nécessaires à la conclusion d’un accord.

Les comptes pour les deux présidents actuels Pierre-Olivier Valaize et Cédric Bistué, des garanties bancaires pour les mystérieux investisseurs représentés par l’ancien international Christophe Dominici. Hier dans un tweet de la direction actuelle a mis la pression en expliquant qu’elle attendait toujours de voir les garanties bancaires.

 


De leur côté les investisseurs ont fait fuiter l’étendue du trou financier du club qui serait de l’ordre de 5,1 millions d’euros.
Un autre acteur vient de faire son entrée dans le feuilleton, l’association du club. Par la voix de son président Eric Freitas elle est clairement passée à l’offensive. Petite précision, l’association est liée par convention à la SASP. C’est elle qui est dépositaire de la marque ASBH et du numéro d’affiliation à la FFR. En clair sans l’association il n’y a pas de secteur professionnel.

 

 

 

 

 

 

On ne peut plus leur faire de cadeaux

Eric Freitas

 


Dans cette convention, la SASP doit reverser chaque année à l’association  plusieurs milliers d’euros. "Depuis 3 ans, raconte Eric Freitas c’est très compliqué de se faire payer ce qu’on nous doit. On a déjà fait cadeau de 130 000 au secteur professionnel parce qu’ils étaient en difficulté. Sauf que nous aussi on a un budget et on a des salariés à payer. J’ai 3 personnes que je ne peux pas payer faute de trésorerie".

L’association vient donc d’assigner la SASP à respecter ses engagements. Elle a fait appel à un huissier et à un avocat. Dans cette lettre, elle demande le paiement immédiat des sommes dues soit un montant de 131 925 euros. "Nous ne voulions pas en arriver là explique le président de l’association. Mais ils ne prennent même pas la peine d’aller chercher nos lettres recommandées !"

 

L’association aurait-elle pris partie pour les investisseurs ?

"On peut nous reprocher le timing mais nous ce qu’on souhaite c’est changer de modèle économique. Qu’on nous laisse faire de la formation. On veut de la stabilité. Nous avons des résultats les cadets ont été champions de France. Mais aujourd’hui on est au bout du bout. On est dans une impasse.

Faire du Biterro Biterrois bien sur cela aurait été bien mais personne ne s’est levé. Alors oui le projet porté par Christophe Dominici et Yannick Pons est peut être la solution. Je ne suis pas un perdreau de l’année. Ce n’est pas l’argent qui m‘intéresse je veux juste faire de la formation et qu’on nous en donne les moyens
". 

Suite du vaudeville à la biterroise dans les prochains jours…

 

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