Alerte sur les moules et les palourdes du bassin de Thau, interdites à la vente et à la consommation

A l'origine de la restriction de récolte, de pêche, de commercialisation et de consommation des moules et palourdes de l’étang de Thau, la présence d'une toxine qui n'est pas détruite par la chaleur et donc par la cuisson. Les huîtres ne sont pas concernées par cette pollution.

Les résultats des prélèvements effectués le 9 mai 2023, dans le cadre du réseau Rephytox, dans l’étang de Thau, montrent une contamination des moules en toxines lipophiles supérieure au seuil réglementaire. Une alerte sanitaire est donc émise.

Par conséquent, le préfet de l’Hérault a décidé d’interdire la pêche récréative et professionnelle, le ramassage, le transport, la purification, l’expédition, la distribution et la commercialisation en vue de la consommation humaine des moules et palourdes de l’étang de Thau.

Cette mesure temporaire sera levée dès lors que les conditions de sécurité sanitaire seront réunies pour une réouverture des zones de production.

Les huîtres et les escargots provenant de l’étang de Thau n’ont pas montré de contamination et peuvent donc être consommés sans restriction.

Les moules et palourdes ainsi que tous les coquillages récoltés dans la lagune de Thau avant le 9 mai 2023 ne font l’objet d’aucune restriction. La carte actualisée des interdictions sanitaires de récolte de coquillages se trouve sur le site internet de l’OIEAU.

Véritable mer intérieure, la lagune de Thau s'étend sur 75 km2, entre Sète, Balaruc, Mèze, Marseillan et le lido. Elle constitue à la fois un écosystème d'exception et la plus grosse zone conchylicole de la Méditerranée, avec 10% de la production nationale d'huîtres. Elle représente quelque 3.000 emplois.

Les recommandations en cas d'ingestion

Les personnes ayant consommé des coquillages provenant de ces zones et présentant des troubles digestifs (vomissements, diarrhées, nausées…) associés ou non à des maux de tête persistants ou des vertiges sont invitées à se rapprocher de leur médecin.

Attention, il est rappelé que la cuisson ne détruit pas les toxines thermoblastes apportées par les phytoplanctons (végétaux microscopiques). Même après cuisson, les coquillages restent toxiques et impropres à la consommation. Il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente.

L'actualité "Économie" vous intéresse ? Continuez votre exploration et découvrez d'autres thématiques dans notre newsletter quotidienne.
L'actualité "Économie" vous intéresse ? Continuez votre exploration et découvrez d'autres thématiques dans notre newsletter quotidienne.
choisir une région
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité