Des policiers de la brigade anticriminalité de Sète visés par des tirs dans le quartier de l'île de Thau

Publié le Mis à jour le
Écrit par Carine Alazet
 Image d'illustration - intervention police à Sète - Le syndicat Alliance Police 34 dénonce le manque d'effectifs du commissariat de Sète.
Image d'illustration - intervention police à Sète - Le syndicat Alliance Police 34 dénonce le manque d'effectifs du commissariat de Sète. © photo PQR / Midi Libre / Michael Esdourrubail

Hier samedi 11 décembre dans la soirée, des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) du commissariat de Sète ont été la cible de tirs d'arme à feu. Pas de victime mais des impacts de balles sur le véhicule et une grosse colère des policiers qui dénoncent un sous-effectif chronique.

C'est par un communiqué de presse que le syndicat de police Alliance de l'Hérault a fait part de sa colère. Hier soir, peu avant 21 heures, le véhicule de la BAC de Sète a fait l’objet de tirs à l’arme à feu. Trois policiers étaient à l'intérieur et stationnaient dans le quartier de l'Île de Thau. Selon les informations des policiers, l’auteur des coups de feu circulait sur un scooter au moment des faits. :"plusieurs coups de feu ont été tirés dont l’un a atteint le véhicule de police sans fort heureusement faire de victime parmi ses occupants." L'enquête a été confiée au service de recherche de la police judiciaire (SRPJ) de Montpellier.

Cet incident est grave. Il rappelle la dangerosité du travail de nuit des policiers, tout particulièrement sur la circonscription de Sète où le manque d’effectifs est très alarmant.

Syndicat Alliance 34

 

Sous-effectif chronique

Les policiers s'interrogent sur le lien entre ces tirs sur une patrouille et l'opération anti stupéfiant menée la semaine dernière à Sète. Le véhicule sur lequel un individu a tiré avant de prendre la fuite était banalisé. L'enquête devra déterminer si les policiers ont été visés en tant que tels ou s'ils ont été confondus avec une bande rivale par des dealers.

Alliance 34 demande des renforts rapides, pérennes et conséquents pour Sète, qui souffre d'un manque récurrent d'effectifs, selon les policiers. Un constat validé par l'ensemble des syndicats de police. Tous s'indignent de l'insécutrité dans laquelle les policiers travaillent la nuit. Pour Bruno Bartocetti, du syndicat unité SGP, "la circonscription de Sète est celle où le manque d'effectif est le plus criant. A plusieurs reprises, nous avons demandé au ministère de l'intérieur des renforts. Il est inadmissible que des policiers de la BAC ne soient que deux par patrouille la nuit."

Un forcené interpellé

D'autant que la soirée a été très agitée à Sète, sur ce même quartier de l'île de Thau hier samedi 11 décembre. Deux policiers de l'équipe nuit de la BAC sont intervenus pour interpeller un individu armé qui s'est réfugié au 3ème étage d'un immeuble d'habitation après avoir fait usage de son arme dans la rue, sans faire de blessés. Les deux fonctionnaires ont dû faire face à un homme armé et très énervé, qui a refusé de répondre à leurs sollicitations et proférait des menaces à l'encontre d'un habitant de l'immeuble. Ils ont été réjoints par un troisième policier de la BAC qui terminait son service de jour. A eux trois, ils sont parvenus à maîtriser le forcené. "C'est grâce au sang-froid et au professionnalisme de ces policiers que l'affaire n'a pas dégénéré", explique Bruno Bartocetti du syndicat unité SGP, "mais on voit bien que deux fonctionnaires pour une patrouille de nuit, c'est insuffisant et dangereux pour tout le monde."

Tout d'abord, les policiers sont pris pour cible avec une arme à feu alors qu'ils sont en surveillance. Ensuite, un autre équipage doit faire face à un individu armé et déterminé à en découdre avec les forces de l’ordre. Nous avons évité un drame par deux reprises hier à l'Île de Thau.

Bruno Bartocetti délégué syndical unité SGP Police 34


Deux affaires qui auraient pu très mal se terminer. Et qui prouvent, pour les syndicats de policiers, à quel point il est urgent de renforcer les effectifs du commissariat de Sète. Selon leurs calculs, il manquerait 30 policiers.

 

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