Mèze : 220 paysans du monde entier réunis pour échanger sur les enjeux de la biodiversité cultivée

Le grenadier a été l'un des premiers arbres à être cultivé par l'homme, en Perse - novembre 2019 / © MaxPPP - R. Ben-Ari/C. Eye
Le grenadier a été l'un des premiers arbres à être cultivé par l'homme, en Perse - novembre 2019 / © MaxPPP - R. Ben-Ari/C. Eye

Paysans, jardiniers et artisans venus du monde entier se retrouvent ce week-end pour les rencontres internationales des semences paysannes. Samedi 9 novembre, l’évènement est ouvert au public, l’occasion de rencontrer de nombreux passionnés.

Par I. Bris et C. Nowak

"Sème ta résistance", c'est le slogan donné aux rencontres internationales des semences paysannes qui se tiennent jusqu'à dimanche à Mèze. Organisé par le Réseau Semences Paysannes, l'évènement rassemble 220 paysans du monde entier venus échanger sur leurs pratiques et les enjeux de la biodiversité cultivée. Une thématique chère à Raphaël Colicci, collecteur du vivant. 

Un échange de connaissances... 


Amandiers, figuiers, péchers, kakis mais surtour grenadiers, Raphaël est un passionné. Dans son conservatoire, il possède, 120 espèces de grenade, réputée pour ses nombreuses vertus thérapeutiques. 
 
 

Chaque variété  a des arômes différents.Une de mes préférées vient d'Azerbaïdjan. Les grains sont merveilleux, et on s'aperçoit de plus en plus que cela peut aider à prévenir le cancer du sein et de la prostate, explique Raphaël Colicci. 


Pour ces rencontres, il a ouvert son domaine aux paysans. L'objectif est de partager les différents savoirs. Il ajoute, "c'est vraiment un partage de connaissances ! Ça sert à échanger des infos sur des sujets qui nous sont communs et de voir les problèmes aussi bien que les réussites à différents endroits du globe".
 

... et de semences


Pendant ce congrès, les professionnels échangent également des semences. L'Artémisia intéresse par exemple tout particulièrement les maraîchers africains. Cette plante contribue notamment au traitement du Paludisme. 

Au programme de cette rencontre : conférences, expositions, ateliers pratiques pour petits et grands et même concerts. En résistance au nom de la biodiversité, ce collectif milite pour que les paysans puissent conserver, échanger et réutiliser leurs propres semences. Selon ses membres, cet usage millénaire est mis en danger par la loi et l'agriculture industrielle.

 

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