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JUAN MOLAS RETROUVE SES SABLES

Le novillero dacquois Jean-Baptiste Molas remporte la 3ème Fragua 2016 / © Isabelle Louvier
Le novillero dacquois Jean-Baptiste Molas remporte la 3ème Fragua 2016 / © Isabelle Louvier

Ce fut un week-end  délicieux, le troisième avant-propos du toreo hivernal d’Aquitaine qui reprend sa route après Magescq et Arzacq,. A Pontonx-sur-Adour, au coeur des Landes cette troisième édition de la « Fragua de Juan Leal » fut une nouvelle réussite.

Par Vincent Bourg

Quinze novilleros en lice, samedi 27 février 2016, quatre en finale, hier, dimanche 28, aux arènes couvertes de Pontonx-sur-l’Adour. Bétail de Tierra d’Oc, vingt novillos nobles et mobiles en majorité et presque unanimité, excepté celui du baissé de rideau. Tous les jeunes connaissent sur le bout du « palillo » la technique, le placement, lier les passes. De  bons, d’excellents élèves.
Ils savent tout faire, on n’est jamais surpris, on regarde sa montre : « plus que quatre, trois deux… ».
Jean-Baptiste Molas « Juan Molas » avait il y a deux ans impressionné l’aficion du Sud-ouest avant de sagement comprendre qu’être si possible torero de renom oblige à parfaire ses gammes en Andalousie, si l’on possède la sensibilité torera de là-bas. C’est donc à l’école taurine du Puerto de Santamaria (Cadix) que Juan « s’étudie » avec José-Luis Galloso.
Revenu sur ses terres landaises, il a triomphé sans nul favoritisme (une oreille et applaudissements) au cours de la finale qui l’opposait à Plaza, Olmo et Ortiz qui coupa aussi   un pavillon. La classe, le talent et sa personnalité ont fait la différence. Comme un retour en grâce. La sienne.
Le novillero dacquois Jean-Baptiste Molas remporte la 3ème Fragua 2016 / © Isabelle
Le novillero dacquois Jean-Baptiste Molas remporte la 3ème Fragua 2016 / © Isabelle

Et puis ce dimanche matin, tienta, vaquillas de Jean-Louis Darré. A 8h du matin José Ortega Cano avise Juan Leal et Maurice Berho que son hernie, opérée la semaine dernière, a mauvaise allure, un énorme hématome emplit le haut de sa jambe gauche. Il déclare forfait. Richard Milian, appelé à la rescousse, répond une fois de plus présent. Ses élèves dont « Juanito » et « Tristan » , un bout de choux, feront des merveilles.
Hôtel des Thermes, Dax, 8h50. José Ortega Cano ordonne à son valet d’épées de l’habiller. Il veut toréer, l’hernie attendra. Vers midi, le public debout ovationne le maestro. Sept capotazos et onze muletazos, dix-huit chefs d’œuvre.
A 63 ans, le maestro José Ortega Cano demeure une jouvence de toreo et d'aficion / © Isabelle Louvier
A 63 ans, le maestro José Ortega Cano demeure une jouvence de toreo et d'aficion / © Isabelle Louvier

Merci à tous pour ces deux jours : à la ville de Pontonx, aux organisateurs, aux bénévoles, aux aficionados, au public, aux gendarmes, aux cuadrillas, à nos amis d’Isla Terceira (Açores) venus sceller leur jumelage avec Dax, à tous les toreros y compris Pedrin Sevilla, auteur de trois passes par le haut aussi savoureuses que racées. Merci à tous ceux que j’oublie de citer. Félicitations à Jean-Michel Mariou qui entre le César de Vincent Lindon et l’Oscar de Leonardo di Caprio, reçoit le « coup de cœur » 2016 de la Fragua.
Enfin bravo à Juan Leal. Suerte pour ton premier paseo à Fitero, le 13 Mars où tu débutes de sa temporada avant de confirmer ton alternative à Madrid.
Il pouurait ne penser qu'à sa carrière mais Juan Leal pense aussi à tous ceux qui songent suivre son chemin. Juan Leal a gagné, sa Fragua est maintenant devenue un label. / © Isabelle Louvier
Il pouurait ne penser qu'à sa carrière mais Juan Leal pense aussi à tous ceux qui songent suivre son chemin. Juan Leal a gagné, sa Fragua est maintenant devenue un label. / © Isabelle Louvier

Zoc.

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