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Les 6 hommes interpellés à Toulouse et Albi mis en examen et écroués

© AFP
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Six hommes originaires de Tchétchénie, dont quatre réfugiés politiques en France, ont été mis en examen à Paris et écroués dans une enquête sur une filière d'envoi de jihadistes en Syrie. Agés de 32 à 38 ans, ils avaient tous été arrêtés à Albi et dans la banlieue de Toulouse dimanche.

Par VH avec AFP

Quatre d'entre eux sont nés à Grozny. Parmi les six, l'un est franco-russe, un autre avait obtenu la nationalité française en 2009 et les quatre derniers disposaient d'un statut de réfugié politique en France, a précisé une source judiciaire. Ils ont tous été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et financement du terrorisme, et ont été placés en détention provisoire. Ils ont été interpellés dimanche à Albi et Ramonville.

Concrètement, ils sont soupçonnés d'avoir participé à une filière d'acheminement de candidats vers des groupes jihadistes en Syrie et de collecte de fonds pour l'envoi d'aide financière ou logistique. Certains sont soupçonnés de s'être déjà rendus sur place. L'un des suspects apparaît comme étant à la tête de la filière, selon la source judiciaire.

Le parquet antiterroriste avait ouvert l'enquête en janvier 2014 avant de la confier à des juges d'instruction en août. Les départs de jihadistes vers des zones de combats en Irak ou en Syrie et la question de leur retour en France et de leur surveillance est le principal sujet d'inquiétude des services antiterroristes.

Lundi, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé que près de 1.400 Français ou résidents en France avait été identifiés "comme étant en relation avec ces filières". "Environ 750 y séjournent ou ont séjourné, 410 seraient aujourd'hui sur place, 260 repartis, et 80 Français ou résidents en France ont été tués sur place", a-t-il énuméré.

Plus de 100 enquêtes et informations judiciaires sont ouvertes à Paris en lien avec des filières d'envoi de jihadistes en Syrie. Le 19 janvier, le procureur de Paris François Molins avait dit que 125 suspects avaient été mis en examen dans ces dossiers, un chiffre qui a augmenté depuis.

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