La LGV Perpignan-Montpellier aux oubliettes ?

L'avenir de la LGV Perpignan - Montpellier s'assombrit. La commission Duron chargée d'élaborer un rapport sur l'avenir des voies ferrées estime qu'elle n'est pas prioritaire. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP
L'avenir de la LGV Perpignan - Montpellier s'assombrit. La commission Duron chargée d'élaborer un rapport sur l'avenir des voies ferrées estime qu'elle n'est pas prioritaire. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

L'avenir de la LGV Perpignan Montpellier s'assombrit. La commission Duron chargée d'élaborer un rapport pour le gouvernement sur l'avenir des voies ferrées estime qu'elle n'est pas prioritaire. Seule la partie Montpellier-Béziers est annoncée. 

Par Olivier Le Creurer

L'ex-député Philippe Duron, président du Conseil d'Orientation des Infrastructures chargé de rendre son rapport sur l'avenir du réseau ferroviaire en France, l'a dévoilé en primeur au Parisien ce matin.

La France ne peut pas tout construire en même temps


Et son analyse est claire: la LGV Perpignan - Montpellier n'est pas prioritaire. "La France ne peut pas tout construire en même temps", affirme-t-il. "Nous avons choisi les projets les plus utiles à la population et à la qualité des réseaux dans le temps. On peut faire un très beau projet à un endroit qui va satisfaire 5% des gens mais qui empêchera d'améliorer la situation des 95% autres. 

Enterrement de 1ère classe


Philippe Duron ne dit pas que la LGV ne se fera pas : "ils ne sont pas enterrés, on dit qu'ils sont décalés dans le temps". Difficile de ne pas imaginer tout de même que cette décision ressemble bel et bien à un enterrement de 1ère classe d'autant que le projet est sur la table depuis de nombreuses années. 


Pas entendus


Le 23 janvier, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole, Jean-Marc Pujol, président de Perpignan Méditerranée et Jean-Louis Chauzy, président du Conseil économique social et environnemental régional (Ceser) Occitanie, président d'Eurosud Team, avaient défendu le dossier devant les membres du COI. "Il est temps que les choses bougent. Il est temps que tous les Français soient considérés égaux en droit d'accéder à la grande vitesse ferroviaire ! » déclaraient-ils dans un texte commun. Ils n'ont donc pas été entendus.

On a trompé les Espagnols


Ce matin, Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan ne comprend pas: "Il y a une logique du chaînon manquant. On a trompé les Espagnols qui sont arrivés avant tout le monde à Perpignan. On a investi 1,1 million d'euros pour le tunnel des pyrénées. A quoi ça sert aujourd'hui si on n'a pas de ligne à grande vitesse ?"


Enfin en partie puisque la LGV Bordeaux-Toulouse est elle considérée comme prioritaire. Carole Delga, présidente de la région Occitanie se veut globalement optimiste. "Notre mobilisation pour la grande vitesse en @Occitanie, depuis plusieurs mois, tous bords politiques confondus, du monde économique à la société civile, a porté ses 1ers fruits. Les projets de LGV ne sont pas rayés d'un trait de plume ."

 

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