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La famille lozérienne de l'otage Gilberto Rodrigues Leal demande “une preuve de vie” à ses ravisseurs

Gilberto Rodrigues - otage lozérien retenu au Mali - 26 novembre 2012. / © AFP PHOTO / ALAKHBAR
Gilberto Rodrigues - otage lozérien retenu au Mali - 26 novembre 2012. / © AFP PHOTO / ALAKHBAR

La famille de l'otage lozérien, Gilberto Rodrigues Leal, enlevé le 20 novembre 2012 au Mali, a annoncé, lundi, à l'AFP, avoir demandé une "preuve de vie" à ses ravisseurs présumés, le groupe islamiste armé Mujao.

Par Fabrice Dubault


Cette demande a été adressée, dimanche, par email à l'agence de presse mauritanienne ANI (Agence Nouakchott d'Information), qui l'a publiée sur son site internet, a indiqué à l'AFP, David Rodrigues Leal, le frère de Gilberto.

"Déjà un an que Gilberto Rodrigues Leal est otage au Mali détenu par les membres du Mujao. Ses frères et soeurs sont sans nouvelles depuis un an, la dernière preuve de vie est une vidéo du 25 novembre 2012", écrivent-ils.

"La situation reste bloquée, toujours aucune revendication ni aucune information sur la situation de Gilberto. Sa famille demande une preuve de vie de la part du Mujao", ajoute ce texte.

"Nous avons été reçus, jeudi, à l'Elysée par François Hollande, avec la famille de Serge Lazarevic (enlevé en novembre 2011 au Mali par Aqmi, ndlr). Le président nous a confirmé que la France n'avait aucune information, pas même une revendication. Nous avons décidé de nous adresser de notre côté aux ravisseurs, pour avoir au moins une preuve de vie. Pour nous, la situation est intenable. J'espère que cela portera ses fruits", a expliqué David Rodrigues Leal, qui vit en Lozère, où résident les 5 frères et soeurs de Gilberto.


Le 20 novembre 2012, Gilberto Rodrigues Leal, 61 ans, était enlevé par des hommes armés près de Kayes (ouest), alors qu'il circulait dans un camping-car et venait de Mauritanie.
Le 22, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) revendiquait l'enlèvement.
Le 26 janvier 2013, le Mujao annonçait à l'AFP être prêt à négocier la libération de son otage. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait répondu en refusant "les logiques de chantage".

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