Les cours du prix du lait pourraient chuter de 15% en 2015

Publié le Mis à jour le
Écrit par Fabrice Dubault
illustration
illustration © F3 LR

Les producteurs de lait ne sont pas optimistes pour 2015. Entre l'Union européenne qui s'apprête à mettre fin aux quotas de production et l'embargo des ventes à la Russie, la surproduction est inéluctable en France. Conséquence, le prix au litre payé aux éleveurs va baisser, voire chuter.


Les experts prévoient des baisses des cours comprises entre 10 et 20% selon les régions. Pour 1.000 litres de lait, le revenu pour l'éleveur pourrait passer de près de 360 euros à moins de 300 euros dans les prochaines semaines.
Une baisse qui pourrait avoir des répercussions importantes sur les exploitations lozériennes.

Dans cette ferme de Grandrieu, en Lozère, à priori, on est loin de l'Ukraine et de la Russie… Mais quelques mois après le début de l'embargo, les effets sur le prix du lait se font déjà sentir. Et cela sera pire dans les mois à venir.
Pour l'exploitation familiale de ce jeune agriculteur, la perte pourrait se monter à 25.000 euros, cette année, par rapport à 2014. L'équivalent de deux années salaires.

Dans un marché mondialisé, l'embargo russe a augmenté les stocks de produits laitiers industriels. Dans le même temps, la Chine, principal client de l'Europe à l'export, a saisi la balle au bond pour négocier les prix à la baisse.

Autre souci pour les producteurs de lait, la fin des quotas laitiers en Europe, qui depuis 1970 régulaient artificiellement le marché. Cette disparition devrait intervenir en avril.

durée de la vidéo: 01 min 32
Grandrieu (48) : les producteurs de lait inquiets de la chute des cours

 

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

Participez à la consultation citoyenne sur la présidentielle 2022

Faites-vous entendre ! France 3 Régions s'associe à la consultation Ma France 2022, initiée par France Bleu sur la plateforme Make.org. Le but ? Vous permettre de peser dans le débat démocratique en mettant vos idées les plus plébiscitées au centre de la campagne présidentielle.