Coronavirus : cellule d'information, centre de consultations... Comment la Lozère fait face à la crise

La Lozère, où au moins 37 personnes sont atteintes du Covid-19, fait face comme le reste du pays à une crise sanitaire inédite. Le département s'organise pour répondre aux interrogations de la population, et limiter les risques de propagation.
Le standard de la préfecture de Lozère a été renforcé pour répondre aux interrogations de la population face au Covid-19.
Le standard de la préfecture de Lozère a été renforcé pour répondre aux interrogations de la population face au Covid-19. © Préfecture 48
Vendredi 27 mars, trois nouveaux cas de coronavirus ont été recensés en Lozère, portant le total à 37 contaminations dans le département. Parmi ces personnes, 7 sont hospitalisées, dont 2 en réanimation. 3 patients en revanche ont pu regagner leur domicile. La préfecture rappelle cependant que le nombre de cas communiqué correspond aux cas dépistés en milieu hospitalier, et que le nombre réel de cas totaux est sans doute supérieur. Toujours est-il que, selon ces chiffres, la Lozère reste pour l'instant l'un des départements les moins touchés d'Occitanie par la pandémie. En comparaison, le Lot fait état de 3 hospitalisations en cours, tandis que l'Hérault en rapportait vendredi soir 177.

Préservée dans une certaine mesure, la Lozère n'en doit pas moins prendre des précautions face au Covid-19. La semaine prochaine, un centre de consultation va ainsi ouvrir ses portes à Mende. Objectif : prendre en charge les patients en toute sécurité. "Attention, ce n'est pas un centre de dépistage", insiste Chloé Demeulenaere, la sous-préfète de Florac. Conformément aux recommandations nationales, seules les personnes vulnérables présentant des symptômes peuvent en effet être testées au coronavirus à l'heure actuelle.
 
 

"Circuit dédié"


Le centre de Mende n'accueillera que des patients orientés par un professionnel de santé. L'idée est d'orienter vers ce centre les patients présentant des symptômes du Covid-19, afin qu'ils ne côtoient pas dans un cabinet médical traditionnel des personnes a priori non-infectées par le virus.

"Ce qui est exceptionnel ici, c'est l'ampleur de l'épidémie. Mais ce sont des protocoles classiques que nous appliquons, explique Chloé Demeulenaere, d'autant plus familière avec ces procédés qu'elle est ancienne directrice d'hôpital. Il y a ce même type de circuit dédié à l'hôpital Lozère, où vous empruntez deux chemins différents selon que vous avez des symptômes du Covid ou que vous venez pour une fracture, un cancer, etc."
  

Face aux questions, le standard renforcé


Outre ce dispositif destiné à lutter contre la propagation du virus, la préfecture de Lozère a aussi mis en place, dès le 16 mars, une cellule d'information de crise. Celle-ci est opérationnelle du lundi au vendredi, de 9 h à 12h puis de 14h à 17h, au 04 66 49 60 00. Ce standard renforcé est là encore une procédure habituelle en cas de crise, pour séparer les appels ordinaires, par exemple pour un permis de conduire, des appels liés à ladite crise, quelle qu'elle soit (sanitaire en l'occurrence, mais le principe est le même en cas d'inondations). Il vient en complément du numéro national mis en place par le gouvernement pour toute question non-médicale, le 0800130000.

Depuis sa mise en place, la cellule d'information totalise 324 appels, soit une moyenne de 32 appels par jour, indique la préfecture. Les thématiques qui reviennent le plus souvent concernent les déplacements dérogatoires, les déménagements ou encore les retours de l'étranger. "Les questions évoluent en fonction des annonces gouvernementales, constate la sous-préfète de Florac. Au début, elles portaient surtout sur le confinement et ses modalités, puis des entreprises ont aussi commencé à appeler à propos du chômage partiel par exemple."

Le confinement ayant été prolongé au moins jusqu'au 15 avril, et la crise étant partie pour durer, le nombre d'appels ne devrait pas baisser ces prochaines semaines.

 
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