Lozère : une course pour promouvoir l'égalité hommes/femmes dans le milieu du cyclisme

J-25 avant le coup d'envoi du Tour de France, en attendant ce sont les femmes qui s'emparent des routes de l'Hexagone pendant presque un mois.14 cyclistes de cinq nationalités différentes vont parcourir au total plus de 3.000km en 21 étapes, dont une en Lozère.
Sur la ligne de départ, elles étaient 14 pour défendre les couleurs de l'égalité homme-femme - 05.08.20
Sur la ligne de départ, elles étaient 14 pour défendre les couleurs de l'égalité homme-femme - 05.08.20 © Page Facebook "Donnons des elles au vélo"
En France, les courses féminines par étapes équivalentes aux grands tours masculins n'existent plus depuis maintenant 30 ans. La championne de France de cyclisme gagne 100 fois moins que son homologue masculin.

"Inspirer les jeunes filles"

Alors pour promouvoir l'égalité femmes-hommes, dans cette discipline aujourd'hui dominée par les hommes, 14 sportives se sont lancées dans un Tour de France féminin. 

Les filles sont peut-être plus orientées vers le VTT, le vélo route c’est peu connu. Si on peut inspirer des jeunes filles à se mettre au vélo et venir rouler avec nous, peut être que certaines seront détectées en tant que futures professionnelles et on arrivera peut-être à une égalité hommes/femmes dans un statut professionnel.

Céline Lauret, cycliste "Donnons des elles au vélo"

Au programme, plus de 3.000 kilomètres à parcourir en un mois avec l'association "Donnons des elles au vélo", qui a vocation à donner confiance aux femmes à travers le sport. 
 
Mardi 4 août, l'étape organisée se tenait en Lozère, les jeunes femmes ont pédalé​​​​​ entre l'Ardèche et le Mont-Aigoual. Une étape réalisée avec succès sur une route pourtant escarpée : 3.000 mètres de dénivelés positifs pour relier le sommet du Mont-Aigoual. 

Une course ouverte à tous les amateurs

Hommes ou femmes, tous les amateurs de vélo peuvent se joindre à la course et pédaler aux côtés des 14 sportives de l'association. Le peloton s'est élancé le 29 juillet depuis Nice.

Après une semaine d'exercice, la fatigue commence à se faire sentir. Mais dans cette course c'est la solidarité qui prime : l'important est d'arriver ensemble le 20 août prochain à Paris, sans chronomètre ni vainqueur.
 
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