Quézac : une majorité de salariés contre le projet de rachat du Toulousain Lacaze

Une majorité de salariés de l'entreprise de production d'eau de Quézac ont voté contre le projet de rachat porté par le chef d'entreprise toulousain Lacaze.

Près de 80 millions de bouteilles d'eau gazeuse sortent, chaque année de l'usine lozérienne de Quézac-Ispagnac.
Près de 80 millions de bouteilles d'eau gazeuse sortent, chaque année de l'usine lozérienne de Quézac-Ispagnac. © Max PPP
Au moins 35 salariés sur 53 se sont prononcés contre les conditions de l'offre de rachat de l'eau Quézac par le PDG du groupe Nérios, Jean-Claude Lacaze.
Selon Franck Meyrueis, de la CGT, sur les 40 employés CGT (sur un total de 53 salariés), 35 personnes se sont prononcés contre. Ces 35 personnes sont celles qui devaient rester sur le site de Quézac, selon le projet de cession de cette petite entreprise de Lozère, appartenant à Nestlé Waters France.

Réunion sur le site de Quézac

Une réunion s'était tenue mercredi à Quézac pour présenter les derniers ajustements de cette offre portée par le chef d'entreprise toulousain Lacaze. La date du 30 juin marquait la fin de la période d'exclusivité consentie au repreneur pressenti par le groupe Nestlé Waters France au minéralier, déjà propriétaire de la marque Mont Roucous.

"Les résultats du vote sont assez explicites", a commenté M. Meyrueis. "Maintenant on attend. Si Nestlé nous présente un autre candidat à la reprise, nous étudierons son offre comme nous l'avons fait pour celle de Jean-Claude Lacaze.
Un autre minéralier, Éric Besson, propriétaire des Sources du Pestrin, a demandé  jusqu'ici en vain à Nestlé d'examiner son offre.
Les salariés de Quézac sont inquiets depuis l'annonce début 2015 de l'intention de Nestlé Waters de vendre. La saga de cette vente a connu de multiples rebondissements ces derniers mois.
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