Rave party sauvage en Lozère : 180 gendarmes encadrent les 4500 fêtards encore présents sur le Causse Méjean

Depuis le dimanche 9 août 2020, des milliers de fêtards sont rassemblés à Hures-la-Parade, en Lozère, à l’occasion d’une rave party sauvage. 180 gendarmes sont présents sur place et les investigations se poursuivent afin de déterminer l’identité des organisateurs.

Hures-la-Parade (Lozère) : les points d’accès au site sont contrôlés par les forces de l’ordre et toute sortie fait l’objet d’un contrôle - août 2020.
Hures-la-Parade (Lozère) : les points d’accès au site sont contrôlés par les forces de l’ordre et toute sortie fait l’objet d’un contrôle - août 2020. © F. Jobard / FTV
Impossible pour les forces de l’ordre de déloger les 4500 fêtards encore présents sur le Causse Méjean, en Lozère. Ces derniers, des "teufeurs", partent peu à peu de la rave-party, contrôlés par les gendarmes dès la sortie du site.

Dans un communiqué, la préfecture de la Lozère a indiqué la présence de 180 gendarmes sur les lieux : parmi eux, 50 militaires du groupement de gendarmerie départementale soutenus par trois unités de forces mobiles, étayées d’une équipe de police judiciaire.

Les investigations se poursuivent

L’enquête est en cours afin de déterminer l’identité des organisateurs "qui feront l’objet de poursuites judiciaires", selon la préfecture de la Lozère. En effet, cette rave-party sauvage est illégale, puisque ces milliers de personnes ont pénétré sur le terrain sans l’accord de son propriétaire. D'autant plus qu'en raison de l'épidémie de Covid-19, les manifestations de plus de 5000 participants sont interdites en France jusqu'au 31 août. 

"Les habitants vivent mal cette arrivée massive de gens qui ne respectent aucune règle de santé ni de sécurité", affirme la préfète de la Lozère, Valérie Hatsch, qui condamne ce rassemblement "dans le contexte de crise sanitaire actuel".
 

Quelles conséquences ?

Présente sur les lieux depuis ce lundi matin, Valérie Hatsch, la préfète de la Lozère, est allée à la rencontre des agriculteurs touchés par ce rassemblement, pour une évaluation des dégâts aux clôtures et pâturages. Elle a également rencontré les représentants de l’Agence Régionale de Santé d’Occitanie afin de "faire le point sur la situation sanitaire et la gestion du risque" concernant le coronavirus.
 
Le site reste pour l’instant inaccessible au public
 
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