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Vente de Quézac : manifestation devant l'usine de Molines en Lozère

Rassemblement d'une centaine de personnes devant l'usine de Quézac à Molines en Lozère - 10 février 2015 / © S. Banus / France 3 LR
Rassemblement d'une centaine de personnes devant l'usine de Quézac à Molines en Lozère - 10 février 2015 / © S. Banus / France 3 LR

Les 62 salariés de l'usine Quézac de Molines en Lozère sont inquiets depuis l'annonce du groupe Nestlé de la possible vente de la marque le 15 janvier dernier. A l'appel de la CGT, une centaine de personnes se sont rassemblées devant l'usine ce mardi à 14h00 pour soutenir les employés lozériens.

Par Zakaria Soullami


L'usine Quézac sera peut-être prochainement vendue par le groupe Nestlé. Depuis le 15 janvier dernier, les salariés de l'unité lozérienne vivent dans l'incertitude quant à leur avenir. A l'appel de la CGT, une centaine de personnes se sont rassemblées devant l'usine de Molines pour soutenir les employés et mettre la pression sur le repreneur éventuel.

Pas seulement les Lozériens au rendez-vous

Cette manifestation lozérienne a rassemblé une centaine de personnes. Parmi elles, une délégation de la CGT de Perrier dans le Gard et de Vittel Contrex dans les Vosges, solidaires de leurs collègues employés de l'usine d'eau pétillante.

Le rassemblement n'était pas pessimiste. Il s'agit d'alerter les salariés du groupe. Ce qui  se produit ici pourrait arriver dans toutes les autres sources. Vendre sur un coup de bourse, c'est inquiétant.", a commenté Olivier Almeras, secrétaire CGT Perrier.


Au moins 3 repreneurs potentiels auraient visité l'usine

Les questions sont nombreuses pour les 62 personnes qui travaillent sur le site de Quézac en Lozère (52 personnes en CDI et 10 intermittents). Le nouveau repreneur garantira-t-il les postes actuels ? Et quid de la promotion de la marque ?

La publicité est en effet indispensable pour assurer la vente des bouteilles mais pour ce faire, de gros investissements sont nécessaires. Il est peu probable que le successeur de Nestlé ait la même puissance financière que l'entreprise suisse.

Nous ne sommes pas encore vendus, il n'y a pas de péril, pas de conflit, mais nous restons vigilants.", a affirmé Pascal Frazzoni, le représentant de la CGT.


Des banderoles devant l'usine de Quézac à Molines en Lozère - 10 février 2015 / © S. Banus / France 3 LR
Des banderoles devant l'usine de Quézac à Molines en Lozère - 10 février 2015 / © S. Banus / France 3 LR

Le rappel des faits

"Nestlé veut vendre Quézac" : c'est en ces termes que le syndicat CGT avait lancé l'alerte quant à la possible revente de la marque d'eau de source par Nestlé. L'annonce avait été faite aux organisations syndicales le 15 janvier en comité d'entreprise.

Jointe par téléphone, la direction de la communication du groupe Nestlé waters avait alors confirmé que l'offre d'un repreneur était à l'étude mais qu'il fallait encore qu'il y ait "confirmation d'intérêts" et que "cette proposition de rachat n'était pas engageante".

Le site a produit 80 millions de bouteilles d'eau de source en 2014. Quézac représente aujourd'hui 8% des ventes d'eaux gazeuses en France. A titre de comparaison, Perrier, autre marque du groupe, a vendu un milliard de bouteilles en 2013.

Reportage à Molines en Lozère
Manifestation devant l'usine Quézac à Molines en Lozère
S. Banus et Y. Le Teurnier

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