#MoisSansTabac en Occitanie : et si c'était le bon moment pour arrêter de fumer ?

Publié le Mis à jour le
Écrit par Marie Martin
Quatre semaines pour relever le défi d'une vie sans tabac.
Quatre semaines pour relever le défi d'une vie sans tabac. © Julio Pelaez/Le Républicain Lorrain/MaxPPP

L'opération #MoisSansTabac commence en Occitanie. L'occasion de tenter un sevrage tabagique, avec conseils et accompagnement. Exemples en Occitanie.

Bientôt novembre et c'est reparti pour l'opération #MoisSansTabac en Occitanie. Ce dispositif lancé en 2016 par les autorités de santé, coordonné par Santé publique France et le ministère de la Santé, en partenariat avec l’Assurance Maladie, aide les fumeurs qui souhaitent entreprendre un sevrage. L'idée : tenter d'arrêter ensemble, miser sur un élan collectif, et surtout, se faire accompagner par des professionnels.

Cette opération s'est très largement inspirée, Outre-Manche, de "Stoptober", une campagne d’aide pour arrêter de fumer, mise en place en Angleterre par Public Health England en 2012. Dès la première année, elle a permis d’augmenter les tentatives d’arrêt du tabac de 50% sur le mois d'octobre.

C'est aujourd'hui la sixième édition en France et, selon l'ARS (Agence régionale de Santé) d'Occitanie, l'idée mobilise : en cinq ans, 784 000 personnes se sont inscrites à ce grand défi collectif, dont 75 000 en Occitanie.

Comment ça marche ?

En s'inscrivant justement sur cette plateforme, vous êtes mis en relation avec un ou une tabacologue. Pour une consultation gratuite et un suivi d'un mois.

Un kit d'aide à l'arrêt de 40 jours est alors mis à votre disposition. Il comprend : 

  • Le programme 40 jours avec des défis et conseils quotidiens pour vous accompagner dans l’arrêt de la cigarette 
  • Une roue pour calculer vos économies
  • Des informations sur tous les outils disponibles pour vous aider 
  • Des précisions pour bénéficier d’un entretien offert avec un professionnel de santé ou un tabacologue.

Outre la plateforme, on peut aussi profiter d’un suivi téléphonique avec un tabacologue au  39 89.

Pourquoi un mois ?

"Après 30 jours d’abstinence, la dépendance est bien moins forte et le fumeur a cinq fois plus de chances d’arrêter définitivement", explique l'ARS d'Occitanie. Laquelle a choisi de booster encore sa campagne d'information avec un spot TV diffusé pendant les vacances de la Toussaint dans plus de 200 salles de cinéma réparties dans les 13 départements de la région. Et une présence accrue sur les réseaux sociaux : 

  • La page Facebook publique "Le MoisSansTabac en Occitanie https://www.facebook.com/MoisSansTabacOccitanie/
  • Le groupe Facebook privé "Les Occitans ##MoisSansTabac https://www.facebook.com/groups/LanguedocRoussillonMoisSansTabac
  • Le compte Instagram @mois_sans_tabac_occitanie https://www.instagram.com/mois_sans_tabac_occitanie/
  • Le compte Twitter @MoisSansTabacOc https://twitter.com/MoisSansTabacOc

Qui m'accompagne si je m'inscris ?

Via la plateforme, on l'a dit, des professionnels formés dispensent une séance gratuite d'évaluation et de conseils, mais c'est aussi toute une communauté de soignants qui se mobilisent durant ce mois de novembre. "Médecins généralistes et spécialistes, dentistes, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes sont invités à participer activement à cette campagne pour inciter les fumeurs au sevrage tabagique", indique encore l'Agence régionale de Santé d'Occitanie.

En outre, des tabacologues sont présents dans tous les hôpitaux de la région, même dans les villes moyennes, ainsi que dans certains cabinets libéraux.

Une communauté

Les autres personnes qui relèvent le défi sont autant de soutiens puisque via la plateforme de Tabac info service, les expériences peuvent être partagées, tout comme les astuces, les coups de mou, les efforts pour rester motivés.

Et si l'envie vous manque de faire la démarche, sachez que le #MoisSansTabac peut venir à vous. Un "village" du même nom sillonne les villes d'Occitanie à raison d'une ou deux journées par lieu. Il était cette semaine à Toulouse, sur la place du Capitole.

Les "béquilles"

Inutile de se mentir, arrêter de fumer est difficile, demande une volonté énorme, c'est pour cela que le "jouer collectif" peut fonctionner. Mais il existe aussi toutes sortes d'aides, ponctuelles ou non, qui peuvent s'avérer précieuses. Et dont certaines sont remboursées, pour peu qu'on soit muni d'une ordonnance.

Les patchs, gommes, cigarettes électroniques ont fait leurs preuves. Pas de raison de s'en priver pendant le défi. Ou même après.

L'argument-phare pour ceux qui hésitent encore

L'argument santé n'est plus à démontrer ? On peut l'exposer quand même. Bien que le tabagisme soit en recul en France, depuis plusieurs années, il est toujours courant. Et responsable de 75 000 décès par an. Soit 13% des décès survenus en France.
Entre 80 à 90% des cancers du poumon sont des cas liés au tabagisme actif.

34,6% des hommes et 26,5% des femmes sont fumeurs. Chaque année, environ 200 000 jeunes commencent à fumer en France. L'âge d'entrée dans le tabagisme se situe autour des 13-14. Lorsque trois enfants expérimentent le tabac, deux sur trois au moins resteront consommateurs une partie de leur vie, selon Santé Publique France.

S'il n'en reste qu'un

Si ces arguments vous laissent de marbre, il reste celui - massue - du budget. Faites le calcul : à raison d'un paquet de cigarettes à dix euros par jour, se sevrer du tabac permet de faire une économie de 300 euros par mois, soit 3 600 euros par an. 
De quoi sortir du rouge, améliorer son niveau de vie, voire faire des projets jusque là impossibles. La vie après le tabac...

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

Participez à la consultation citoyenne sur la présidentielle 2022

Faites-vous entendre ! France 3 Régions s'associe à la consultation Ma France 2022, initiée par France Bleu sur la plateforme Make.org. Le but ? Vous permettre de peser dans le débat démocratique en mettant vos idées les plus plébiscitées au centre de la campagne présidentielle.