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Une nouvelle plainte d'associations anti-corrida contre la ville de Nîmes

L'Alliance anti-corrida et l'Oeuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs ont déposé une nouvelle plainte contre la ville de Nîmes pour "diffusion d'un message à caractère violent auprès des mineurs", a annoncé vendredi à l'AFP, la présidente de l'Alliance anti-corrida.

Trois mois s'étant écoulés depuis le dépôt d'une première plainte, sans réponse de la procureure de la République, a expliqué Claire Starozinsky, les deux associations ont déposé cette semaine une plainte, avec constitution de partie civile, devant le doyen des juges d'instruction, aux fins de déclencher des poursuites pénales.

La plainte vise le fait qu'en janvier 2016, "22 établissements scolaires, dont des maternelles, ont été conviés à l'exposition "Tauromachies universelles" au Carré d'Art, musée et bibliothèque municipale de Nîmes".

Selon les plaignants, "les enfants ont eu à voir des scènes d'une violence rare: taureaux agonisants, toreros ensanglantés, mises à mort en gros plan, un homme soulevé par un taureau la corne lui traversant la gorge, taureau aux cornes enflammées, scènes crues d'expérimentation animale, etc. Le tout sans le moindre message d'avertissement en direction du jeune public".


Toujours selon eux, "une enseignante, qui souhaitait savoir si le contenu du documentaire était adapté aux enfants de cinq ans dont elle a la charge, a été qualifiée +d'anti-taurine obtuse qui refuse de connaître l'Histoire+ par le présentateur qui a exercé des pressions sur sa directrice".

La plainte, dont l'AFP a obtenu copie, a été adressée au doyen des juges d'instruction du tribunal de Nîmes par maître Lionel Marzials.

"Pour en faire les spectateurs de demain, la municipalité nîmoise s'est fait une spécialité du conditionnement des enfants et ses élus ont perdu la distance élémentaire qui devrait pourtant guider leurs choix", selon Mme Starozinski, qui souligne qu'elle a été professeur "pendant 34 ans du primaire au post-bac, à Nîmes".

Je sais donc  l'influence considérable que peut avoir la parole de l'enseignant sur un enfant", a-t-elle assuré à l'AFP.


Cette nouvelle plainte survient alors que se déroule à Nîmes, place forte de la tauromachie en France, la feria de Pentecôte. Elle s'inscrit dans un long bras de fer entre cette municipalité et les associations anti-corrida.
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