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Départementales : les enjeux du second tour en Languedoc-Roussillon

Panneaux électoraux à Montpellier Illustration / © France3LR
Panneaux électoraux à Montpellier Illustration / © France3LR

Le Front national est devenu l'acteur incontournable du second tour. Arrivé en tête dimanche dernier, il se maintient dans la majorité des cantons et dépasse les 30 % excepté en Lozère. Voire les 40 % dans certains cantons du Gard. Le Gard qui risque de basculer à droite dimanche soir.

Par L.C. et S.R.

La gauche risque de perdre le Gard


Le Gard a élu un binôme communiste dès le premier tour à La Grand Combe.
Le FN est présent dans les 22 cantons restant à pourvoir.
Le parti de Marine Le Pen y enregistre ses meilleurs scores avec une moyenne de 35 % des suffrages.
De un à quatre élus FN ?
A Beaucaire le Front national a raté le premier tour à une dizaine de voix.Et Jean-Pierre Fuster FN affronte Juan Martinez le vice-président sortant du conseil général.
A Marguerittes l'extrême droite enregistre près de 42 %, soit 20 points d'avance sur la droite qui partait désunie.
A Vauvert Jean Denat président PS sortant est en difficulté face au FN.
A Aigues-Mortes, l'arrivée d'un conseiller départemental FN n'est pas exclue.

Un président de gauche dans l'Hérault. Certes mais pas socialiste.


Robert Ménard à Béziers et Philippe Saurel à Montpellier devraient voir la victoire de leurs candidats.

La stratégie du maire divers gauche de Montpellier, Philippe Saurel s'est révélée payante. Sur 5 cantons, 4 de ses binômes sont en passe de l'emporter. Seul le socialiste Michaël Delafosse a résisté sur le canton de Montpellier 2.
Philippe Saurel pourrait peser sur 8 binômes et réalisé le bras de fer avec son ancien parti le PS en exigeant l'élection d'un président divers gauche à la tête du conseil général de L'Hérault.

A Béziers les candidats de Robert Ménard peuvent l'emporter sur les 3 cantons de Béziers.
Le FN est arrivé au second tour dans 22 cantons sur 25. Il pourrait gagner à Cazouls les Béziers, Lunel ou à Frontignan.
Au final la nouvelle assemblée pourrait compter entre 3 et 6 conseillers départementaux frontistes, élus le 29 mars.

A Sète le duel est unique entre François Liberti ancien maire communiste et le Front national.
A St Gely du Fesc c'est le score des verts qui interpelle. Le binôme EELV-PS sera opposé à l'UMP au second tour.

L'UMP n'est présente que dans une dizine de cantons dans l'Hérault.


Aude : l'entrée du FN en terre socialiste


C'est à Carcassonne 3, avec une triangulaire, et Trèbes que la bataille avec le FN sera la plus rude dans l'Aude. Les candidats du FN arrivés en tête détiennent une sérieuse avance sur les socialistes.
Dans ces deux cantons la victoire de l'extrême droite peut sérieusement être envisageable.
Le parti socialiste reste en position favorable dans 11 cantons même si les territoires urbains de Carcassonne et de Narbonne posent des équations problématiques pour le parti à la rose après la perte des municipalités. Le recul socialiste est clair dans les zones rurales. Toutefois, la bascule sur ces territoires ne devrait pas fonctionner. 
L'UMP est malgré tout sonnée. Le canton de Sigean ne devrait pas échapper à l'UMP. Pour le reste, le combat est difficile mais réalisable pour Didier Mouly et Isabelle Chésa.

Les Pyrénées-Orientales : un département ingouvernable ?


La domination du parti socialiste sera remise en cause dans les Pyrénées-Orientales au soir du second tour.
Le FN se place en arbitre d'un scrutin très ouvert où les trois forces gauche, droite et extrême droite ont réalisés des scores proches autour de 31 % au premier tour. Le cas de Perpignan est significatif de la prégnance du vote FN. 3 cantons de la ville pourraient élire des candidats FN. Sur le littoral, le secteur du Barcarès offre une triangulaire incertaine avec un FN en tête. Au contraire, le duel de la Côte Vermeille avec Michel Moly, le conseiller général socialiste, est difficile pour la droite nationale sans être hors de portée.
Le FN a qualifié 16 candidats, la droite 13 et la gauche à 12.
Les socialistes et ses alliés communistes et radicaux ont résisté dans les zones rurales. Dans la plupart des cas, ils pourraient être reconduits (Albères, Canigou et Millas).
Pour la droite, tout se jouera donc dans la plaine. Perpignan  et sa périphérie immédiate seront au coeur de l'alternative politique. Mais les enjeux sont incertains.

Sept triangulaires sont au programme de dimanche prochain.
Forces politiques dans les Pyrénées-Orientales lendemain premier tour départementales 2015
Forces politiques dans les Pyrénées-Orientales lendemain premier tour départementales 2015


En Lozère, droite et gauche au coude à coude


Le FN n'a qualifié aucun candidat en Lozère. Le département le plus civique de France avec un taux de participation de 66% est aussi celui où le Front national enregistre son score le plus faible.
La Lozère a déjà 4 élus deux divers droite à Aumont Aubrac et deux front de gauche au Collet-de-Dèze.
Peu de surprise dans le canton de Florac qui ne présente que deux binômes à gauche un socialiste et un divers gauche. Le Front de gauche s'étant retiré.
Trois cantons sont vraiment incertains Mende Nord, Chirac et St Etienne du Valdonnez.
Le président sortant UMP Jean-Paul Pourquier et sa binôme Valérie Fabre sont en ballotage favorable à la Canourgue.

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