Drame de Millas : des expertises médicales mettent hors de cause le somnifère pris par la conductrice du car

Publié le Mis à jour le
Écrit par A.A.

Selon les dernières expertises médicales, dans le cadre de l'enquête sur l'accident de car mortel survenu en décembre 2017 à Millas, il n'y a pas de lien entre l’accident et le somnifère pris par la conductrice, révèlent nos confrères de L'Indépendant.

Les expertises s'enchaînent dans l'enquête sur l'accident de car mortel survenu en décembre 2017 à Millas. Selon les derniers rapports, le somnifère pris par la conductrice est mis hors de cause.

L'expertise conclut qu'il n'y a "aucune relation" entre l’accident et le traitement médicamenteux de la conductrice, révèlent nos confrères de L'Indépendant.

 

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La quadragénaire prenait depuis plusieurs années un médicament contre l'insomnie. Une expertise médicale de décembre 2018 semblait écarter l'incidence de la prise de somnifères sur l'état de la conductrice du car, établissant le fait que le somnifère était évacué en six heures et donc que, pris à 20 heures la veille de l'accident, il ne pouvait pas avoir eu d'effet sur le comportement de la conductrice.



Toutefois, en avril 2019, de nouvelles pièces du dossier d'instruction de l'accident, issues notamment du laboratoire pharmaceutique Sanofi, fabricant le somnifère, mettaient en cause l'hypnotique.

 

"On a des familles de victimes qui sont traumatisées à vie et on se doit d'apporter des réponses certaines reposant sur des raisonnements objectifs et scientifiques", fait remarquer Me Corine Serfati-Chetrit, avocate d'une famille de victime. Cette dernière n'est toutefois pas surprise par ces conclusions.

 
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Intervenante : Me Corine Serfati-Chetrit, avocate d'une famille de victime.


Pour l'avocat de la conductrice, Me Jean Codognès, joint par téléphone, ce n'est pas une surprise non plus. Ces expertises ne sont "pas nouvelles", selon lui, il dit en avoir eu connaissance avant l'été. Ce dernier attend surtout les conclusions des expertises techniques pour que le procès puisse se tenir, probablement en 2020.

 

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