P-0 : comptage de poissons dans la réserve de Cerbère-Banyuls

Les étudiants en " Science de la mer " de l'université de Perpignan comptent les poissons en Méditerranée. L'objectif est d'augmenter les connaissances de ce sanctuaire marin pour mieux le protéger.
 

Les plongeurs recensent les poissons de la réserve marine
Les plongeurs recensent les poissons de la réserve marine © J-Y Olivier FTV

L'opération a lieu dans la réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls qui fourmille d'espèces de poissons diverses et variées. Une douzaine d'étudiants de l'université de Perpignan participent à un comptage de poissons dans le cadre de leur cursus. L'opération se déroule à 15 mètres de profondeur. Munis d'une tablette et d'un crayon, les plongeurs répertorient sous l'eau les principales espèces de poissons : mérous, dorades, corbes...mais ici, seuls les sars communs se laissent observer. 

 

Quand il y a beaucoup de poissons un peu partout, c'est difficile de savoir les compter, les mesurer surtout ! C'est beaucoup plus compliqué à l 'oeil, à cause de la déformation dû au masque, le fait qu'ils soient loins... 

Lauréline, étudiante Sciences de la Mer

 

 

 

Un état des lieux marins 

Cette opération s'inscrit pour la première fois dans un programme européen en lien avec les réserves voisines côté espagnol. Les données récoltées serviront à faire un état des lieux de cet espace marin protégé.

A priori, on a plus de gros individus, des poissons qui sont très hauts dans la chaine alimentaire. On appelle ça des "tops prédateurs ", donc c'est plutôt bon signe, cela veut dire qu'en dessous, tout va bien ! L 'ensemble de l'écosystème est en bonne forme !  

Philippe Lenfant, professeur du centre de recherche sur les écosystèmes marins 

 

 

Les clubs de plongées s'associent à l 'opération de comptage
Les clubs de plongées s'associent à l 'opération de comptage © J-Y Olivier FTV

Originalité de l'opération : la participation des clubs de plongées de la côte qui peuvent s'associer au comptage. 

" On va voir les clubs, on leur distribue du matériel de comptage, des plaquettes et des feuilles pour aller sous l'eau. On leur explique un protocole simple de plongée avec 6 espèces-cibles avec des parcours relativement simples de 5 mn, " détaille Gilles Saragoni, ingénieur d'études au CNRS.  

Prochaine étape pour ces scientifiques, la pose d'émetteurs sur certaines espèces afin de comprendre leurs parcours en mer. 

 

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