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Pays Catalan : un club de plage joue la carte nature et écologie à Collioure

Derrière le clocher de Collioure, un club de plage s'engage pour l'environnement. / © Frédéric Savineau
Derrière le clocher de Collioure, un club de plage s'engage pour l'environnement. / © Frédéric Savineau

Les Pyrénées-Orientales comptabilisent 56 clubs de plage. Il en est un, derrière le clocher, à Collioure qui se démarque en jouant la carte local, nature et écolo. Suite à un appel d'offre de la mairie, le projet d'Emilie et Jérémy, 2 jeunes perpignanais, a été choisi parmi 20 autres candidatures.

Par Elsa Panadès

On se doit de préserver notre environnement


Jérémy Treilles, co-gérant du club de plage installé sur la plage Saint Vincent à Collioure, en est convaincu "l'avenir du tourisme passera par la préservation des paysages". 
Les déchets sont soigneusement triés de 6 façons différentes. Verres, plastiques, cartons, huile de friture ... tout est recyclé voire réutilisé comme les pelures de légumes proposées pour de la permaculture ou pour faire du compost. Il en est de même pour les canettes en aluminium.
 

L'huile de friture est recyclée et récupérée par une association pour être transformée en bio-carburant. / © Frédéric Savineau
L'huile de friture est recyclée et récupérée par une association pour être transformée en bio-carburant. / © Frédéric Savineau


"Nous sommes partenaires du projet européen chaque canette compte. Nos canettes sont récupérées directement par l'incinénateur de Calce qui les traite par courants de Foulcaut, les fait fondre pour fabriquer de nouvelles bobines d'aluminium."
Chaque jour, une demi-heure environ est consacrée au recyclage. Et c'est Emilie Rault, co-gérante, qui s'y colle. Matin et soir elle parcourt les 800 mètres qui séparent son établissement des conteneurs de tri sélectif de la commune, le diable chargé d'une trentaine de kilos de déchets.

C'est un choix qu'on a fait et pour rien au monde je ne le changerai. C'est les kilomètres de la victoire.

Après 4 ans d'apprentissage dans la restauration, Emilie et Jérémy se sont lancés. Ils ont ouvert leur propre club de plage, derrière le clocher, à Collioure. Leur projet a été sélectionné, suite à un appel d'offre de la mairie de Collioure, parmi une vingtaine de candidatures.  Ils y ont investi toutes leurs économies 100 000€. "Le fait d'avoir mis l'accent sur l'écologie a été déterminant" précise Jérémy qui s'est engagé à transposer dans son environnement professionnel ce qu'il pratique au quotidien à titre personnel. 
 

Jérémy et Emilie, les gérants du club de plage, ont obtenu une concession de 7 ans. / © Frédéric Savineau
Jérémy et Emilie, les gérants du club de plage, ont obtenu une concession de 7 ans. / © Frédéric Savineau

Notre établissement est aussi locavore. On essaie toujours de privilégier les produits de la région.

Le café est torréfié à Perpignan, la bière vient d'une brasserie d'Argelès, jusqu'au mobilier dont les tables ont été fabriquées par un menuisier de Cabestany. La structure bois, conçue à Perpignan, a également été installée sur la plage sans l'aide d'engin. "Tout a été monté à la main".
Et Emilie et Jérémy vont plus loin en proposant, pour la vente à emporter, du matériel biodégradable.
"Les pailles sont en carton, les assiettes, les gobelets, les couverts sont en bambou" parce que le plastique n'est plus fantastique.
 

Exemple de contenants eco-responsables proposés pour la vente à emporter et sur la plage / © Frédéric Savineau
Exemple de contenants eco-responsables proposés pour la vente à emporter et sur la plage / © Frédéric Savineau

En travaillant si près de la mer, hors de question d'utiliser du plastique

"Sans compter qu'on a beaucoup de vent en Pays Catalan" ponctue Emilie en apportant des consommations, dans des contenants compostables, à 4 clientes sur la plage. 
Un engagement éco-responsable qui représente un surcoût pour les propriétaires du club "mais il faut savoir ce qu'on veut".

Une paille en carton coûte 7 fois plus cher qu'une paille en plastique

Jérémy déplore de devoir payer plus pour polluer moins mais "il faut le faire sinon un jour ou l'autre on sera perdant."

 

Un reportage d'Elsa Panadès et Frédéric Savineau

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