Cet article date de plus de 3 ans

Agression du photographe David Sauveur à Collioure : 15 ans requis contre ses 3 assaillants

L'avocat général a requis une peine de 15 ans de réclusion criminelle pour chacun des trois agresseurs de David Sauveur. Ce photographe de l'agence Vu avait été roué de coups à Collioure en août 2011. Il vit aujourd'hui en fauteuil roulant.

Perpignan (66) : arrivée du photoreporter David Sauveur, entouré de sa famille, le premier jour du procès de ses 3 agresseurs l'ayant frappé en 2011 à Collioure.
Perpignan (66) : arrivée du photoreporter David Sauveur, entouré de sa famille, le premier jour du procès de ses 3 agresseurs l'ayant frappé en 2011 à Collioure. © France 3 LR
Au quatrième jour du procès des trois agresseurs du photojournaliste David Sauveur, l'avocat général a requis une peine de 15 ans de réclusion criminelle à l'encontre des trois prévenus.

Nicolas Gourabian, 27 ans, Samuel Mastio, 28 ans, et Johan Beaune, 37 ans, sont accusés d'avoir volé l'appareil photo du reporter de 42 ans, après lui avoir asséné des coups et des "violences ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente". 5000 euros d'amende sont réclamés contre Nicolas Gourabian et Johan Beaume pour usrpation d'identité. 

Le troisième accusé, absent à l'audience, sera jugé par défaut. Le verdict est attendu demain vendredi.

Le procès s'est ouvert lundi à Perpignan

durée de la vidéo: 01 min 22
Perpignan : Les agresseurs du photoreporter David Sauveur devant la cour d’assises ©France 3 LR

Infirme depuis l'agression

Le photojournaliste David Sauveur s'est présenté en fauteuil roulant à la cour d'assises des Pyrénées-Orientales, cinq années après l'agression, qui avait entraîné une plongée dans le coma et de lourdes séquelles. En août 2011, peu avant l'ouverture du festival international de photojournalisme "Visa pour l'Image" à Perpignan, où convergent les reporters du monde entier, David Sauveur se trouvait en vacances à Collioure, de retour d'une mission en Libye pour l'agence Vu.

Dans la nuit du 2 au 3 août, des témoins avaient entendu un bruit sourd correspondant à un premier coup avec le plat de la main que Nicolas Gourabian a reconnu avoir donné, puis avaient vu les deux autres accusés le rejoindre. Ces mêmes témoins, parmi lesquels des pompiers, avaient également vu Samuel Mastio asséner un coup de poing à la tête du reporter qui s'était effondré, le crâne contre le sol.
Ce soir d'été sur la côte Vermeille, le journaliste, qui avait couvert l'Afghanistan, Israël, la Palestine, le Liban ou encore la Sierra Leone, a subi un traumatisme facial et de multiples fractures du crâne qui l'ont laissé lourdement handicapé.

Selon la défense, les trois jeunes auraient rencontré le photographe au cours de la soirée à Collioure alors que celui-ci cherchait à
se procurer du cannabis et leur aurait remis 40 euros. Pendant que deux des accusés allaient prétendument chercher des stupéfiants, la victime aurait alors été laissée seule avec Nicolas Gourabian, qui, lassé d'attendre, aurait asséné le premier coup au reporter.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société visa pour l'image culture photographie art