Covid. Perpignan : cible de propos haineux de la part d'antivax, le docteur Jean-Paul Ortiz envisage de porter plainte

Le président de la Confédération des syndicats médicaux français, qui défend la vaccination, fait l'objet depuis plusieurs jours d'insultes et de menaces sur les réseaux sociaux de la part de la communauté anti-vaccin. Le médecin de Cabestany envisage de porter plainte.
Cabestany (Pyrénées-Orientales) - Le médecin Jean-Paul Ortiz est la cible de commentaires haineux sur les réseaux sociaux. Archives.
Cabestany (Pyrénées-Orientales) - Le médecin Jean-Paul Ortiz est la cible de commentaires haineux sur les réseaux sociaux. Archives. © Alain Sabatier / France Télévisions

"Ferme-la sale bâtard", "pourriture collabo, va pourrir en enfer", "pire que sous le régime vichiste, vendu aux labos à Big Pharma", "t'es qu'un pauvre con" : sur la page Facebook du docteur Jean-Paul Ortiz, on ne compte plus les commentaires injurieux et haineux. Les insultes s'y accumulent depuis plusieurs jours et les menaces aussi.

Le médecin néphrologue, qui exerce à Cabestany, près de Perpignan, est aussi président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). A ce titre, il s'exprime régulièrement dans les médias. D'où ces attaques.

Invité dernièrement à CNews, BFM TV ou encore Europe 1, il a par exemple défendu la vaccination ou encore fermement condamné le recours à de faux certificats. Un parti pris qui n'est pas au goût de la communauté "antivax", opposée au vaccin contre le Covid et au pass sanitaire, qui en a fait sa cible. 

Dénoncer la haine en ligne

Interrogé par France 3 Occitanie, Jean-Paul Ortiz reconnaît qu'il a été heurté par ces propos. "Je me pose la question aujourd'hui de porter plainte. C'est aussi pour alerter l'opinion", développe-t-il.

Le médecin appelle désormais à l'apaisement. "Respectons l'autre, n'allons pas trop loin. Parce que derrière l'outrance des mots, il peut y avoir la violence et c'est ça qu'il faut dénoncer", ajoute-t-il.

Le président de la CSMF n'est pas le seul professionnel de santé à avoir subi du harcèlement en ligne. Les Suisses Caroline Samer, Alexandra Calmy ou encore l'infectiologue française Karine Lacombe ont indiqué fin 2020 avoir été victimes de propos malveillants, parfois même misogynes, sur les réseaux sociaux. Début 2021, ce sont des médecins lorrains pro-vaccins qui ont été visés par des insultes et des menaces.

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