• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Dépakine : l'État veut créer un fonds d'indemnisation pour les victimes

illustration / © F3 LR
illustration / © F3 LR

Le valproate ou dépakine, un médicament indispensable dans le traitement de l'épilepsie, a provoqué au moins 450 malformations à la naissance, selon un rapport de l'Igas. Le Figaro révèle que l'État veut mettre en place un fonds d'indemnisation pour les victimes, comme pour le Mediator.

Par Zakaria Soullami


Le ministère de la Santé réfléchit à la mise en place d'un fonds d'indemnisation pour les victimes de la Dépakine responsable d'au moins 450 malformations à la naissance, comme pour le Mediator, révèlent nos confrères du Figaro.
Selon le quotidien, la question devrait être tranchée dans les prochaines semaines.

Entre 425 et 450 malformations à la naissance


Commandé par la ministre de la santé Marisol Touraine, le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) évalue "entre 425 et 450 le nombre de cas de naissances d'enfants vivants ou mort nés exposés in utero au valproate entre 2006 et 2014 qui sont porteurs de malformations congénitales", en extrapolant à la France entière des données obtenues dans la région Rhône-Alpes.
Selon le rapport, il faudra toutefois attendre le mois de mai pour avoir une "mesure plus précise de l'impact des prescriptions de valproate sur la descendance des femmes exposées".

La Dépakine reconnue à l’origine de 450 malformations après une plainte d'une habitante de Pollestres
Le valproate, un médicament indispensable dans le traitement de l'épilepsie, a provoqué au moins 450 malformations à la naissance, selon un rapport de l'Igas. Une habitante de Pollestres, dans les Pyrénées-Orientales, qui dénonce cet anti-épileptique de Sanofi, avait porté plainte contre X en 2015. Reportage : F. Mathieux, S. Broomberg, A.Dupont

Une habitante de Pollestres porte plainte contre X


C'est une victoire pour la présidente de l'association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anti-convulsivant qui habite Pollestres, dans les Pyrénées-Orientales. Elle lutte contre ce médicament qui a provoqué de graves séquelles chez plus de 700 enfants en France selon elle. Elle a porté plainte contre X en mai dernier pour dénoncer la mauvaise information des patientes traitées avec l'anti-épileptique de Sanofi.

Invitée dans le journal régional, Marine Martin présidente association de victimes de la Dépakine
Interview de Marine Martin à propos de la Dépakine
Marine Martin, présidente association de victimes de la Dépakine dans le journal de France 3 Languedoc-Roussillon le 23 février 2016.

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Hérault : après le tirage, le Fort Brescou d'Agde se retrouve au grattage pour le loto du patrimoine

Les + Lus