Encore un week-end mouvementé à la prison de Perpignan

Assaillis de projections extérieures de "savonnettes" de drogue et autres objets dangereux, les personnels de surveillance réclament d'urgence la mise en place d'un plan de sécurisation et des rondes plus fréquentes.
Le centre pénitentiaire de Perpignan est muni de filets anti-projections qui ne vont pas jusqu'au sol, et permettent à des indicidus extérieurs de lancer des objets aux détenus.
Le centre pénitentiaire de Perpignan est muni de filets anti-projections qui ne vont pas jusqu'au sol, et permettent à des indicidus extérieurs de lancer des objets aux détenus. © DR

 

Encore un dimanche mouvementé au centre pénitentiaire de Perpignan. Hier après-midi, dimanche 14 juin vers 15h45, un détenu a escaladé le grillage de la cour de promenade, pour récupérer des projections en zone neutre notamment une  "savonnette" de 250 grammes de résine de cannabis).

Le détenu s’étant retrouvé coincé dans les concertinas (barbelés), les pompiers ont du intervenir pour l'en déloger. Il a ensuite été placé en prévention en cellule disciplinaire. "L’UFAP UNSA justice demande des sanctions disciplinaires et pénales exemplaires contre ce détenu. Nous espérons que notre administration validera rapidement le plan de sécurisation de notre domaine pénitentiaire et que les travaux débuteront rapidement", précise Pierre Grousset, le représentant local du syndicat des agents pénitentiaires.

 

Les filets de protection du centre pénitentiaire n'empêchent pas les projections extérieures de drogue et autres objets interdits.
Les filets de protection du centre pénitentiaire n'empêchent pas les projections extérieures de drogue et autres objets interdits. © DR

 

"Nous sommes assaillis de projections d'individus venant de l'extérieur qui passent sous le filet anti-projection qui ne va pas jusqu'au sol. Ils s'approchent ensuite  du mur d'enceinte et lancent leurs objets aux détenus. Il y a de la drogue, mais aussi des armes. Pendant le confinement, cela arrivait quasiment tous les jours. 

 

Cette drogue qui parvient dans les cellules permet à des personnes incarcérées de perpétrer des trafics à l'intérieur de la prison ce qui est intolérable.  

 

 

De même, l’UFAP Unsa justice a demandé, lors de son entretien avec le préfet, que des rondes des forces de l’ordre plus fréquentes soient effectuées, pour appréhender les individus qui projettent.

 

Tensions dans une prison surpeuplée à 200 %

 

Pour finir l’après-midi dominicale de ce week-end une bagarre a éclaté en cour de promenade mineurs, vers 16h45. Les personnels ont dû une nouvelle fois intervenir pour séparer les détenus et les placer en cellule disciplinaire pour faire cesser le pugilat. 

 

Les tensions se multiplient dans cette prison qui  est l'une des plus surpeuplées de de France avec un taux d'occupation de 220 %. avec 713 détenus en tout, (dont 274 au lieu de 105 en maison d'arrêt, et 313 au lieu de 270 en centre de détention).

 La semaine dernière encore, un détenu a été retrouvé mort dans sa cellule du centre de détention, son co-détenu est soupconné d'être l'auteur de cet homicide.

 

 

Aux problèmes de sécurité, viennent s'ajouter les problèmes de promiscuité et d'hygiène ."Ils sont à trois au lieu d'un dans une cellule sans douches. Les travaux ont à peine commencé", ajoute Pierre Grousset de l'UFAP UNSA justice.

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