Greenland festival annulé : "chèques en bois", "mensonges", les producteurs de Ninho donnent leur version des faits

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Les explications des organisateurs du Greenland festival, subitement annulé jeudi 30 mai, ont été jugées mensongères par la société de production de Ninho. Deux jours après le début du fiasco, l'équipe du rappeur donne sa propre version des faits dans un communiqué.

Les services de communication de Décibels Productions étaient jusqu'ici restés vagues dans leurs explications.

Mercredi, la société de production de Ninho et Superbus annulent la venue de ses deux artistes au Greenland festival, dans les Pyrénées-Orientales, regrettant "des obligations contractuelles non respectées" et l'absence de fiabilité des organisateurs de l'évènement, sans donner plus de détails.

Dans la foulée, les sociétés de production d'autres artistes programmés au festival (Zaho de Sagazan, Hoshi) font de même, pour les mêmes motifs, contraignant les organisateurs à annuler la totalité de l'évènement, jeudi 30 mai, soit la veille pour le lendemain.

Défaut de paiement

En vérité, le Greenland festival était en défaut de paiement envers toutes ces sociétés de production, qui ont donc renoncé à envoyer leurs artistes à Palau-del-Vidre.

Vendredi 31 mai, les organisateurs de l'évènement reviennent sur les raisons de ce fiasco devant la presse. Mais leurs explications ne passent pas auprès des sociétés de production, qui répondent par communiqués interposés.

"Laisser imaginer qu'une grosse partie du cachet avait été versée, c'est à nouveau un énorme mensonge", écrit la société de production de Ninho, qui ajoute qu'"à trois jours de l'évènement, aucun centime n'avait été versé pour la venue de l'artiste".

D'éventuelles poursuites judiciaires

Selon Décibels productions, les organisateurs du festival seraient allés jusqu'à envoyer des "fausses preuves de virements" et des "chèques en bois". "Leur attitude a nui à l'image de nos artistes", ajoute la société.

Dans une story Instagram, L Productions, société de production de la chanteuse Hoshi, avance aussi que "le festival n'a jamais procédé à aucun paiement pour la prestation de l'artiste".

Le ton monte d'un cran : L Productions précise que la société "se réserve le droit de toute poursuite judiciaire envers l'organisation du festival".

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