L'espoir d'un repreneur pour sauver La Lauragaise

Castelnaudary (Aude) - les locaux de La Lauragaise - août 2013. / © La Lauragaise
Castelnaudary (Aude) - les locaux de La Lauragaise - août 2013. / © La Lauragaise

Laurent Spanghero, patron de la société La Lauragaise, plaidera, ce mercredi, le placement en redressement judiciaire de son entreprise installée à Castelnaudary devant le tribunal de commerce de Perpignan où le dossier a été dépaysé. Une centaine d'emplois est en jeu.

Par Fabrice Dubault


L'ex société Spanghero qui revendiquait 360 salariés avant que n'éclate le scandale de la viande de cheval, en février 2013, se bat depuis pour poursuivre son activité et faire travailler les 100 employés restants sur le site.

Laurent Spanghero, qui a repris en juillet 2013 l'entreprise qu'il avait créée en 1970, a décidé de déposer le bilan et de demander au tribunal de commerce l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire avec continuation de l'activité, le temps de trouver un repreneur.

Le tribunal de commerce de Perpignan examine le dossier ce mercredi matin.

"J'ai un repreneur qui devrait permettre une poursuite d'activité beaucoup plus pérenne", a déclaré mardi à l'AFP Laurent Spanghero, qui a souhaité réserver les détails de ce nouveau projet au tribunal.


Selon l'ancien rugbyman et homme d'affaires, la Lauragaise fait face à de grosses difficultés de trésorerie à cause du refus des banques d'accompagner le redressement de la société spécialisée dans la confection de plats cuisinés et de transformation de viande.
Le tribunal de Perpignan peut décider le placement en redressement judiciaire ou la liquidation pure et simple. Dans la première hypothèse, une période d'observation s'ouvrira, au cours de laquelle pourra être élaboré un plan de redressement ou un plan de cession à un repreneur.
"C'est à nous de les convaincre que l'intérêt de la société, c'est qu'ils nous laissent poursuivre l'activité jusqu'à la conclusion d'un accord de reprise pour repartir d'un meilleur pied", a dit M. Spanghero.

Ce dernier espère une décision rapide du tribunal, qui permettrait aux employés, qui n'ont pas reçu leur salaire de mai, d'être payés via le système de l'assurance de garantie des salaires (AGS).

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