Vague de froid : plusieurs hectares ravagés par le gel, la récolte des cerises de Céret retardée

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Écrit par Isabelle Bris

Le gel donne des sueurs froides aux arboriculteurs dans les Pyrénées-Orientales ! Dans le Vallespir, réputé pour sa production de cerises de Céret, il a grillé les petits fruits des premières cerises. Certaines parcelles sont complétement détruites.

Le gel a encore frappé ces deux dernières nuits, dimanche et lundi, dans le Vallespir et le Conflent, secteurs des Pyrénées-Orientales réputés pour leur production de cerises. 

Si les dégâts sont encore difficiles à évaluer sur les cerisiers en fleurs, en revanche, pour les espèces précoces comme la Burlat et l'Earlise, là, les ravages du gel sont bien visibles. Bon nombre de petits fruits, qui avaient commencé à pointer le bout de leur nez, ont viré au marron et ne donneront rien cette année.

Il y a des zones touchées à 100 % ! Du côté du château d'Aubiry, vingt hectares de cerisiers ont été complètement ravagés par le gel.

Etienne Arnaudiès,

responsable de la coopérative de Céret

La récolte retardée au 10 mai

En avril 2021, la récolte fut plutôt bonne : le gel avait pourtant fait des ravages dans toutes les cultures de la région, mais les cerises de Céret, elles, avaient été épargnées.

En revanche, en 2020, la récolte avait été ruinée à 70% par la pluie, tombée drue pendant des semaines. 

Pour 2022, l'évaluation des dégâts est en cours et devrait être connue en fin de semaine. La récolte reste incertaine et pas uniquement pour les cerises. 

Il n'y a pas que les cerises qui ont souffert du gel. Actuellement, on est en train d'évaluer les dégâts dans le Vallespir, le Conflent et les secteurs de Céret et de Prades où les récoltes d’abricots, de pêches, amandes, poires et pommes ont également été touchées.

Eric Hostalnou,

chef du service fruits et légumes à la Chambre d’Agriculture (66)

En temps normal, les premières cerises de Céret arrivent sur le marché au début du mois de mai, mais en 2022, il faudra attendre au moins jusqu'au 10 avant de pouvoir déguster celles que ce début de printemps glacial aura épargnées.