Mer : « étranges tranches d’ananas » bleu foncé, les méduses envahissent les plages du littoral dans les Pyrénées-Orientales

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Écrit par Armelle Goyon

Ces derniers jours vous avez peut-être croisé ces étranges "tranches d'ananas" bleu foncé ou violettes. "Mauvaise nouvelle : ce sont bien des méduses. Bonne nouvelle : elles ne sont pas urticantes" selon le Biodiversarium de Banyuls-sur-Mer

Drôle de surprise pour les promeneurs de Canet-en-Roussillon dans les Pyrénées-Orientales ce week-end : une invasion de méduses sur les plages du littoral.

Selon les experts du biodiversarium de Banyuls-sur-Mer, ces méduses échouées seraient mortes et pas urticantes. 

Ces derniers jours vous avez peut-être croisé ces étranges "tranches d'ananas" bleu foncé ou violettes. Mauvaise nouvelle : ce sont bien des méduses. Bonne nouvelle : elles ne sont pas urticantes !

Biodiversarium de Banyuls-sur-Mer

Il s'agit d'Equorées : aequorea forskalea de son petit nom latin. Cette hydroméduse peut atteindre 25 cm de diamètre. On remarque facilement ses canaux radiaires dont la couleur, bleue ou brune, contraste avec l'Ombrelle transparente. Ils forment comme une roue, autour du centre transparent. Les tentacules qui bordent l'Ombrelle, très fins, sont moins visibles.

Sans danger

Le biodiversarium assure qu'elle n'est pas urticante. "Vivant en principe au large, si on la retrouve près de nos côtes c'est qu'elle est généralement morte et échouée. Elle peut mesurer jusqu'à 25 cm de diamètre. Et elle a la capacité d'atteindre les grandes profondeurs (c'est d'ailleurs sur les fonds marins que se déposent ses polypes)", détaille le biodiversarium de Banyuls-sur-Mer sur son compte Facebook.  

Si les méduses s'invitent sur nos côtes, c'est parce qu'elles suivent leur nourriture : le plancton, qui se rapproche de nos côtes avec le réchauffement des eaux. Mais les aquariologistes précisent qu'il est difficile de connaître toutes les raisons de ces échouages massifs, néanmoins il s'agirait d'un phénomène saisonnier.

Autre élément étonnant, précisent les scientifiques : "ce sont des méduses luminescentes et fluorescentes ! Mais cela reste difficilement observable en milieu naturel. Ce sont des chercheurs qui ont réussi à le mettre en évidence à la fin des années 60.

Une autre espèce de méduse, urticante

Au début du mois de mai, les plongeurs du Parc naturel marin du Golf du Lion ont repéré une autre sorte de méduse, celle-ci urticante. Il s'agit de la méduse Pelagia noctiluca, d'un diamètre d’environ 15 cm.

 "Cette espèce est reconnaissable par son ombrelle comprenant des taches mauves, ses quatre bras et ses huit fines et longues tentacules (jusqu’à un mètre de long), "précisent les scientifiques. "Cette méduse capture ses proies,du plancton, à l’aide de ses cellules urticantes présentes sur ses tentacules. Attention, le contact avec notre peau provoque des brûlures ! " 

Même si la méduse est morte depuis longtemps, les cellules urticantes restent actives. Il ne faut donc jamais toucher une méduse, même échouée sur la plage.

Fréquemment retrouvée en Méditerranée et particulièrement au printemps, elle y suit les courants depuis la côte d’Azur vers la catalogne et les Baléares, puis retourne vers la Corse et le golfe de Gênes avant de recommencer son tour. 

Sur la Méditerranée, c'est plus le vent qui les amène : le Mistral repousse les eaux superficielles vers le large et entraîne les méduses par la même occasion. En revanche, le vent d'Est a pour effet de les plaquer contre la côte.