Municipales : à Perpignan, les choses se précisent

Qui sera en lice pour le second tour des élections municipales à Perpignan? La candidate écologiste Agnès Langevine annoncera sa décision ce vendredi 29 mai. De son côté, le député LREM Romain Grau, arrivé 4ème avec 13,17% des voix, a annoncé jeudi 28 mai qu’il préférait jeter l’éponge.
Perpignan - le Castillet- archives.
Perpignan - le Castillet- archives. © F3 LR
 

Un front républicain pour éviter l’accession de Louis Aliot à la mairie

C’est ainsi que Romain Grau justifie sa décision. Quelques mots sur sa page Facebook et un communiqué envoyé aux rédactions auront suffi pour informer les électeurs.

Après 2 mois et demi d’attente et de réflexion, le député LREM a finalement choisi de se retirer :  "Je ne peux me résoudre à voir le Rassemblement National de M. Aliot faire de notre ville un laboratoire de l’idéologie populiste d’extrême droite comme il l’annonce déjà depuis plusieurs années. Perpignan a besoin de solutions permettant de répondre aux lourdes difficultés des Perpignanaises et des Perpignanais et aux enjeux que nous devrons affronter dans les mois et les années à venir. Et ces solutions, le RN, qui ne cesse d'opposer les uns contre les autres, il ne les a pas. Ce parti n'est mû que par le désir d’accrocher une ville de plus de 100.000 habitants à son tableau de chasse."

 

Le député de la 1ère circonscription des Pyrénées-Orientales tient à remercier les Perpignanaises et les Perpignanais qui ont apporté leur suffrage le 15 mars dernier à sa liste (Pour Perpignan). Dans son communiqué il ajoute :

La solution de responsabilité et d’exigence républicaine qui est la nôtre ne peut malheureusement consister que dans un retrait républicain pour ce second tour. C’est  à mes yeux aujourd’hui le seul moyen de faire barrage à M. Aliot.


Enfin, le candidat LREM qui n’a pas donné de consignes de vote pour le second tour a précisé que son engagement et son combat pour Perpignan continuent malgré ce retrait républicain.
 

Triangulaire ou remake de 2014 ?

Si les électeurs ont désormais la certitude qu’il n’y aura pas de quadrangulaire à Perpi gnan, l’hypothèse d’une triangulaire est encore envisageable. L'écologiste Agnès Langevine arrivée en 3ème position avec 14,51% des voix devrait annoncer sa décision de se maintenir ou de renoncer ce vendredi. En cas de désistement, ce serait alors un remake de 2014 avec un duel entre Louis Aliot (soutenu par le RN, 36,65% au 1er tour) et le maire sortant Jean-Marc Pujol (LR, 18,43%). 



 
Le communiqué aux rédactions de Romain Grau
Pour un retrait républicain afin d’éviter l’accession de M. Aliot et du Populisme à la Mairie de Perpignan.
 
 
Je tiens tout d’abord à remercier les Perpignanaises et les Perpignanais qui ont apporté leur suffrage le 15 mars dernier à notre liste « Pour Perpignan » que j’avais l’honneur de conduire. 
 Aujourd'hui, dans le cadre du second tour des élections municipales à Perpignan, prévu le 28 juin prochain, je ne peux me résoudre à voir le Rassemblement National de M. Aliot faire de notre ville un laboratoire de l'idéologie populiste d’extrême-droite comme il l’annonce depuis déjà plusieurs années. 

Perpignan a besoin de solutions permettant de répondre aux lourdes difficultés des Perpignanaises et des Perpignanais et aux enjeux que nous devrons affronter dans les mois et les années à venir. Et ces solutions, le RN, qui ne cesse d'opposer les uns contre les autres, il ne les a pas.
Ce parti n'est mû que par le désir d’accrocher une ville de plus de 100.000 Habitants à son tableau de chasse.
 
La solution de responsabilité et d’exigence républicaine qui est la nôtre ne peut malheureusement consister  que dans un retrait républicain pour ce second tour. C’est  à mes yeux aujourd’hui le seul moyen de faire barrage à M. Aliot. 
 
Je tiens à dire que mon engagement ni mon combat "Pour Perpignan", ainsi que celui de mes colistiers, ne prend pas fin aujourd’hui avec ce retrait républicain. Nous allons continuer dans les six prochaines années à rester au service des Perpignanaises et des Perpignanais. 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
pays catalan politique élections municipales 2020 élections rassemblement national