Neuf mois après s’être évadé de Fresnes, un détenu en cavale arrêté à Perpignan

Le fugitif arrêté à Perpignan était détenu à Fresnes pour des braquages et extorsions avec arme. / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Le fugitif arrêté à Perpignan était détenu à Fresnes pour des braquages et extorsions avec arme. / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Un homme qui s'était évadé de la prison de Fresnes en escaladant les murs, en décembre, a été arrêté le 27 septembre à la gare de Perpignan. Le fugitif n'en était pas à sa première évasion. 

Par Richard Duclos avec AFP

Sa fuite aura duré neuf mois, neuf longs mois pendant lesquels la police du Val-de-Marne n’a pas cessé de le chercher. Finalement, c’est à la gare de Perpignan qu’un détenu évadé de la prison de Fresnes a été arrêté vendredi 27 septembre. L’homme âgé de 30 ans a été arrêté dans l’après-midi lors d’un contrôle, a précisé à l’AFP le parquet de Créteil, confirmant une information du Parisien.

Le prisonnier en cavale revenait d’Espagne, où il avait déjà été repéré dans l’été. Contrôlé jeudi sous une fausse identité, il avait été laissé libre, avant d’être identifié comme le détenu de Fresnes. "Nous avions de bonnes raisons de penser qu'il reviendrait à la gare ce vendredi, et une brigade anti-criminalité locale a été envoyée pour l'interpeller", a expliqué une source proche du dossier.

Grappin de fortune


Nicolas B., plusieurs fois condamné pour des braquages et extorsions avec armes, s’était évadé de la prison de Fresnes le 30 décembre dernier, en plein jour. Une évasion spectaculaire, car il avait réussi à escalader les murs d’enceinte de l’établissement (hauts de six mètres), depuis une cour de promenade, en s’aidant d’un grappin de fortune fait de draps noués à un morceau de bois. Les surveillants avaient tiré plusieurs coups de feu depuis les miradors sans réussir à l'arrêter. Le Parisien rappelle qu’il s’était au préalable fait passer pour un autre détenu afin d’avoir accès à une cour qui lui était interdite, lui-même étant un détenu particulièrement surveillé.
 

Sprint et contorsion


Il faut dire qu’il avait déjà pris la poudre d’escampette à deux reprises en 2016, d’un commissariat d’abord, puis du tribunal de Créteil. Lors de ce dernier épisode, il avait réussi, en plein procès, à se glisser par l'étroite ouverture du box des prévenus avant de s'enfuir. Il avait été condamné à 8 ans de prison pour vol avec effraction, extorsion avec violence et escroquerie, en récidive. Rattrapé trois mois plus tard, il a été condamné à 3 ans et 6 mois de prison pour cette évasion ainsi que pour une autre tentative depuis le dépôt du même tribunal fin 2017. Ce jour-là, il avait sprinté en pleine journée à travers la salle des pas perdus, avant d'être rattrapé sur les marches du tribunal.

Libérable en 2026, Nicolas B. était par ailleurs soupçonné dans une autre affaire. Il devait prochainement comparaître aux assises pour extorsion, vol avec arme et recel en bande organisée.

 

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