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Perpignan : L'Indépendant va porter plainte après l'agression de 2 journalistes par des gilets jaunes

Capture site internet L'Indépendant / © L'Indépendant
Capture site internet L'Indépendant / © L'Indépendant

Nos confrères de "L'Indépendant" ont annoncé ce mardi porter plainte après que 2 journalistes de la rédaction ont été "violemment pris à partie dans l'exercice de leur travail par des gilets jaunes à Perpignan", lors d'une manifestation samedi.

Par FD avec afp

 

Dans la matinée (de samedi), une jeune rédactrice a été isolée dans la manifestation, encerclée par un groupe de gilets jaunes hostiles, la filmant en gros plan et en direct, hurlant des insultes et des menaces d'agression physique", écrit le quotidien basé à Perpignan dans son édition de mardi.



"À midi, les salariés présents au siège ont été confinés dans les locaux, alors que plusieurs centaines de manifestants frappaient en criant sur les parois vitrées de l'immeuble, avant de taguer le bâtiment et d'incendier une palette sur le trottoir", poursuit le journal, appartenant au groupe La Dépêche du Midi.
 

Enfin, dans l'après-midi, deux journalistes ont vu leur véhicule bloqué par le cortège des gilets jaunes" et "nos journalistes ont dû rentrer dans leur voiture sous les insultes, les crachats, jets d'oeufs et menaces de coups", selon l'Indépendant.
"Si la scène n'a duré que trois minutes, ces événements, ont fortement marqué les victimes. Une plainte sera déposée ce mardi pour ces faits. La justice dira s'ils méritent des sanctions", écrit le quotidien diffusé dans les Pyrénées-Orientales et l'Aude.


Selon le journal, des "gilets en colère" reprocheraient à l'Indépendant d'avoir écrit sur son site internet "qu'en milieu de matinée, ils n'étaient que 200 à s'être rassemblés en centre-ville".
"Il était 10h et ils n'étaient effectivement que 200 près du Palais des congrès. Mais le principe d'un article +en direct+ est bien sûr d'être évolutif. Si à 10h, ils étaient 200, aux alentours de midi, ils étaient 1.500 devant la préfecture et on l'a aussi écrit. C'est ce qu'on appelle la précision des faits".
 

2 journalistes de France 3 pris à partie à Cabestany dimanche


Une de nos équipes de France 3 Pays catalan a été victime d'intimidation lors d'un reportage dimanche à Cabestany, près de Perpignan. Du matériel de tournage a été dérobé.
Insultes, doigts d'honneur, les journalistes ont fait l'objet d'intimidation et ont copieusement été insultés durant leur reportage.

"Espèces de tafioles" ont lancé face à la caméra, trois hommes présents à la réunion. Avant de voler la carte contenant les images dans la caméra et les notes de la rédactrice.

A l'issue de la réunion, les gilets jaunes font savoir à notre équipe qu'ils ont voté pour finalement s'opposer à la diffusion du reportage.
Cet acte est donc un énième épisode d'intimidation à l'encontre des journalistes de France 3 Occitanie. Des actes condamnés fermement par la direction.
 


Le mouvement de "gilets jaunes" est particulièrement actif depuis le début du mouvement dans les Pyrénées-Orientales, avec des actions très suivies aux péages de l'A9 près de Perpignan ainsi qu'à la frontière avec l'Espagne.
La manifestation de samedi était la première organisée au centre-ville de Perpignan.

Le préfet des Pyrénées-Orientales avait notamment interdit toute manifestation le week-end dernier de "gilets jaunes" au niveau des barrières de péage et à la frontière entre la France et l'Espagne, au "vu des risques et des troubles à l'ordre public".
 

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