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Pro D2 : le délicat apprentissage de l'USAP

L'USAP ne doit pas manquer son match face à Mont-de-Marsan. / © F3LR
L'USAP ne doit pas manquer son match face à Mont-de-Marsan. / © F3LR

Relégué pour la première fois de son histoire, Perpignan, avec trois victoires et deux défaites en cinq journées, tarde à se reconstruire en Pro D2. Les Catalans reçoivent Mont-de-Marsan, dimanche, à 15h00, avec un impératif, la victoire.

Par Jean-Marc Huguenin


"Mi-figue, mi-raisin". C'est ainsi que Sylvain Deroeux, directeur général de l'USAP, qualifie les premiers pas du club sang et or en deuxième division. Descendu au printemps dernier, pour la première fois de son histoire centenaire, Perpignan n'écrase pas la concurrence après cinq journées. S'il a fait carton plein à domicile, le club s'est déjà incliné à Tarbes et Montauban, deux équipes qui sont loin d'être des épouvantails de la Pro D2. Conséquence, malgré le plus gros budget (11,07 millions d'euros), les Catalans ne pointent qu'à la troisième place du classement (15 points), à 7 points déjà du leader palois, avant de recevoir Mont-de-Marsan, dimanche à 15h00, à Aimé Giral.

"Avec trois victoires et deux défaites, on est légèrement en retard sur notre tableau de marche mais on apprend de cette Pro D2 et on se positionne dans les cinq premiers, notre objectif annoncé", se défend Sylvain Deroeux.

"Il ne faut pas oublier que l'on repartait de zéro", ajoute le capitaine Guillaume Vilacéca.


Dix-neuf joueurs ont en effet quitté le navire après la relégation. Le club a donc dû recruter pas moins de seize nouveaux équipiers et renouveler quasiment tout son paquet d'avants. Sans oublier l'arrivée d'un nouveau staff technique dirigé par Alain Hyardet.

"Les entraîneurs arrivent avec un nouveau discours, beaucoup de joueurs découvrent le club et la Pro D2. On ne savait pas où l'on mettait les pieds", poursuit Guillaume Vilacéca.

Victoire impérative pour l'USAP

Ça triche beaucoup

"Il faut surtout s'habituer à un autre rugby. C'est difficile de mettre du rythme, ça triche beaucoup, les ballons sont ralentis. Nous n'étions pas habitués. De plus, il n'y a plus d'arbitrage vidéo comme en Top 14, cela accentue ce phénomène. C'est difficile de maintenir une qualité de jeu et de la vitesse", pointe-t-il encore. Après ce "temps d'observation", "on va essayer d'imposer notre jeu, notre rythme, nos intentions", assure le troisième ligne, Karl Château. "Tout cela dans une division, où comme en Top 14, le niveau se resserre entre le bas et le haut du tableau, à l'image du bon début de saison des promus que sont Montauban et Massy", ajoute-t-il.

Si sportivement, Perpignan cherche encore la bonne formule, l'alchimie se poursuit avec son public. Avec 7.000 abonnés, plus de 12.000 spectateurs pour la réception de Colomiers et près de 10.000 pour celle d'Agen, Aimé-Giral n'a pas lâché son Usap.

"Le public est au rendez-vous, les gens nous ont accompagnés dans cette opération reconquête", se félicite Sylvain Deroeux. "Ils ont été sensibles à cet esprit un peu vintage de retour aux valeurs, aux derbies contre Narbonne, Béziers ou Carcassonne, au rugby un peu à la papa".


Un soutien inconditionnel bienvenu, un "appel d'air", même si "on sait que cela ne suffira pas en cas de remontée d'ici deux ou trois ans", conclut le directeur général des sang et or.

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