Pyrénées-Orientales : le Conseil d'Etat juge d'un "intérêt public majeur" l'extension de la carrière de Vingrau

Rebondissement dans le feuilleton judiciaire qui oppose les détracteurs du projet d'extension de la carrière de marbre blanc de Nau-Bouques, entre Vingrau et Tautavel (Pyrénées-Orientales) à l'exploitant du site : le Conseil d'Etat vient de donner raison à ce dernier.

La carrière de Nau-Bouques, entre Vingrau et Tautavel (Pyrénées-Orientales), produit du carbonate de calcium d'une pureté rare
La carrière de Nau-Bouques, entre Vingrau et Tautavel (Pyrénées-Orientales), produit du carbonate de calcium d'une pureté rare © Céline Llambrich, France 3 Occitanie/Pays Catalan
Les Corbières seront-elles encore un peu plus grignotées par les carrières ? C'est la crainte de l'association environnementale Frene 66. Car si la cour administrative d'appel de Marseille avait annulé l'autorisation d'extension du site de Nau-Bouques (Pyrénées-Orientales), entre Vingrau et Tautavel, le Conseil d'Etat a donné un tout autre avis le 3 juin dernier.

Intérêt public majeur

Le président de Frene 66, Marc Maillet, est encore sous le coup de la surprise :

Tous les jugements jusqu'à présent nous donnaient raison sur le caractère non nécessaire de la carrière et sur l'absence de raison impérative à son extension. Et hop ! Voilà que d'un coup, cela devient d'un "intérêt public majeur" !

Marc Maillet, président de l'association Frene 66

Des dizaines d'emplois à la clé

Les sages se sont donc rendus aux arguments de la société La Provençale, qui attend depuis 15 ans de pouvoir étendre son exploitation du site. Selon elle, le carbonate de calcium prélevé à Nau-Bouques serait d'une pureté rare.

Philippe Quero, le directeur de l'usine, met aussi en avant les "400 emplois indirects et les 85 emplois directs" générés par l'extraction du marbre blanc et l'usine de transformation d'Aspira-de-l'Agly.

Un enjeu écologique

Un "chantage à l'emploi face à un enjeu écologique", dénonce de son côté Frene 66. L'association n'a pas dit son dernier mot. Elle compte à présent faire valoir la préservation de 24 espèces protégées présentes sur le site pour en bloquer l'extension.
 
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