Pyrénées-Orientales : une famille de Baho cherche un toit après l'incendie qui a ravagé son pavillon

Un appel à la solidarité est lancé après l'incendie d'un pavillon à Baho, à l'ouest de Perpignan, le week-end dernier. Le drame a été évité de peu, grâce à la vigilance du plus jeune des enfants qui a réveillé son frère et ses parents mais la famille a quasiment tout perdu. 

Kilian, qui a donné l'alerte le soir de l'incendie, recherche dans les cendres du pavillon ses derniers cadeaux de Noël.
Kilian, qui a donné l'alerte le soir de l'incendie, recherche dans les cendres du pavillon ses derniers cadeaux de Noël. © F3 Pays catalan

C'est le coeur lourd que les deux frères reviennent sur les lieux du sinistre. Au premier étage de ce pavillon de Baho, il y avait leurs chambres. Il ne reste que des gravats. Et quelques souvenirs brûlés de leur dernier Noël, deux jours avant l'incendie.

L'incendie, qui a démarré dans le grenier, a ravagé tout le premier étage du pavillon.
L'incendie, qui a démarré dans le grenier, a ravagé tout le premier étage du pavillon. © F3 Pays catalan

Sains et saufs grâce à Kilian 

Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, un craquement inhabituel alerte le plus jeune des frères. C'est lui qui va réveiller son grand frère Kevin, puis ses parents, ce qui a évité le pire...

J'étais dans mon lit je regardais une vidéo et j'entendais des bruits dans le mur, alors j'ai appelé mon frère car je croyais que c'était une souris mais en regardant la trappe au plafond, on a vu qu'elle était rouge, et on a compris qu'il y avait le feu...

Kilian Orts, 12 ans

Les deux garçons ont à peine le temps d'avertir leurs parents que la toiture s'embrase. En une nuit, le premier étage est dévasté. Mais la famille est sauve.

L'embrasement du pavillon, rue de la Taillade à Baho samedi dernier.
L'embrasement du pavillon, rue de la Taillade à Baho samedi dernier. © Facebook

C'est dur, on a tout perdu....

Actuellement, la famille est hébergée par la fille ainée du couple. Des sacs plastique avec quelques affaires... c'est tout ce qu'il reste de leur vie d'avant.

Les parents et leurs deux fils "campent" provisoirement chez leur fille aînée.
Les parents et leurs deux fils "campent" provisoirement chez leur fille aînée. © France 3 Pays catalan

 L'émotion est encore vive et pourtant, il faut déjà faire face aux galères des jours d'après. Et tenter de commencer toutes les démarches administratives relatives au sinistre.
"Mon bailleur, on n'arrive pas à le joindre, c'est fermé jusqu'au 4 janvier, on est bloqués" explique Brigitte Charcos, la mère de Kilian et Kevin.

On a besoin d'un toit mais dans l'immédiat c'est pas possible, il faut attendre pour les démarches mais après, oui, il nous faut quelque chose pour nous retrouver tous les 4, en famille!

Brigitte Charcos, sinistrée

La solidarité de Baho

Depuis le sinistre, la solidarité villageoise se manifeste spontanément avec des dons de vêtements et de fournitures scolaires. Dans l'attente d'un relogement, une cagnotte a aussi été lancée pour tenir, au moins le temps que l'assurance prenne le relais.

Le reportage à Baho de Laura-Laure Galy et Hermine Costa, qui ont rencontré la famille sinistrée pour France 3 Pays catalan.



 

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