Covid : à Prades, ville du Premier ministre Jean Castex, des manifestants dénoncent la gestion de la crise sanitaire

200 personnes étaient réunies pour ce troisième samedi consécutif de manifestation à Prades. Si certains dénonçaient initialement le port du masque dès l'âge de 6 ans, beaucoup s'élèvent aujourd'hui contre la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement.

La défiance vis-à-vis du gouvernement se fait ressentir à Prades, dans les Pyrénées-Orientales.
La défiance vis-à-vis du gouvernement se fait ressentir à Prades, dans les Pyrénées-Orientales. © Laura-Laure Galy / France Télévisions.
"J'ai accepté par erreur ton attestation, j'ai dû me gourer dans l'heure, j'ai dû me planter dans la raison !" Que ce soit en musique ou en parodies de chanson, la défiance vis-à-vis du gouvernement s'exprime plus que jamais à Prades. Pour ce troisième samedi consécutif de manifestation, environ 200 personnes sont descendues dans la rue pour un rassemblement statique. C'est un peu moins que lors des précédents mouvements.

Initialement, les manifestants s'opposaient au port du masque dès l'âge de 6 ans. Désormais, ils dénoncent aussi bien les privations de liberté que des mensonges de la part du gouvernement. "Normalement, c'est les politiques qui doivent être au service du peuple. Malheureusement, j'ai un peu l'impression qu'en ce moment c'est le peuple qui est au service du bon-vouloir des politiques. Pour moi, les politiques sont dans la corruption. Vous voyez, on ne peut même pas manifester comme on veut, on ne peut pas jouer notre rôle de contre-pouvoir !", regrette une participante. 

"Cette épidémie est presque finie : c'est une épidémie politico-sanitaire, j'en suis convaincue", croit savoir une autre manifestante.  

Fronde dans la ville du Premier ministre

Les habitants de Prades présents sur place espèrent que leurs doléances remonteront directement aux oreilles du Premier ministre Jean Castex, qui a quitté son poste de maire de la commune le 3 juillet dernier. Certains le jugent en partie responsable de la situation actuelle.
Dans l'assemblée, des pancartes interpellent Jean Castex.
Dans l'assemblée, des pancartes interpellent Jean Castex. © Laura-Laure Galy / France Télévisions.
"Jean Castex a pris ce rôle d'esclave de Macron et il l'assume. Nous aussi, on assume qu'on a besoin de se défendre face à tout ça et tant qu'on ne sera pas en masse dans la rue, rien ne bougera malheureusement", explique une artiste qui a participé aux représentations ce samedi. 

J'aurais aimé que le Premier ministre nous envoie l'un de ses sbires pour que l'on puisse discuter ! Mais je pense que toute cette situation n'est pas seulement dûe à Jean Castex : c'est tout le gouvernement qui est en cause et on se pose beaucoup de questions. Si demain il y a une autre catastrophe, vont-ils réussir à gérer ça ? Nous sommes beaucoup à avoir de gros doutes.

Un habitant de Prades.

En attendant les annonces du chef de l'Etat prévues mardi, un nouveau rassemblement à Prades n'est pas exclu samedi prochain.
 
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