Train Jaune: des travaux et des questions

Le Train Jaune atteint son terminus à près de 1600 mètres d'altitude - archives / © F3 LR
Le Train Jaune atteint son terminus à près de 1600 mètres d'altitude - archives / © F3 LR

Les travaux de rénovation de la ligne du Train Jaune, dans les Pyrénées-Orientales, ont commencé, provoquant un arrêt du trafic jusqu'au 20 décembre et des interrogations quant à son devenir. Restera-t-il un TER ou ne conservera-t-il que sa vocation touristique? La réflexion est engagée.

Par Valérie Luxey


C'est la ligne la plus haute de France. Une ligne haute en couleur: jaune, la teinte des rames du train catalan qui serpente sur 62 kilomètres dans les Pyrénées-Orientales jusqu'à 1600 mètres d'altitude, entre les gares de Villefranche/Vernet-les-Bains et Latour-de-Carol. Vieille de 103 ans, cette ligne est à l'arrêt depuis ce lundi et jusqu'au 20 décembre. Il s'agit de la rénover.

700 ouvrages d'art

La première tranche de ces travaux consiste à renouveler 4500 traverses et 18 kilomètres de rail. Il y aura en tout 4 campagnes de travaux, échelonnées jusqu'au printemps 2015. Coût de l'opération: 9,45 millions d'euros, financés par la Région Languedoc-Roussillon, Réseau Ferré de France, l'Etat et le conseil général des Pyrénées-Orientales. Il faut dire que la tâche est ardue, car pour atteindre son terminus, à Bolquère, le Train Jaune emprunte 700 ouvrages d'art.

Train touristique et TER

Malgré ces lourds investissements, la durée des travaux n'est pourtant pas de nature à rassurer les cheminots. Ils redoutent l'éventuel abandon de la mission de desserte des populations locales. Aujourd'hui, le Train Jaune, au-delà de sa fonction touristique, est un TER (Train Express Régional). Mais la ligne est déficitaire.

Quel avenir pour le Train Jaune?

Alors quid de demain? Des rumeurs de création d'une société d'économie mixte qui feraient sortir le train du réseau TER pour n'en faire qu'une attraction touristique circulent.
La direction régionale de la SNCF, qui exploite la ligne, reconnaît que des groupes de travail planchent sur son avenir, sans date butoir, mais dément néanmoins tout projet de privatisation.

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