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Les réactions des proches à l'annonce de la libération des quatre otages français retenus 10 mois en Syrie

© AFP 6 mars 2014
© AFP 6 mars 2014

Sur les premières images diffusées en fin de matinée ce samedi, les ex-otages français en Syrie sont amaigris mais souriants. Arrivés en Turquie, ils devraient être de retour en France demain matin dimanche. A lire: les réactions de la famille et des collègues des quatre journalistes.

Par Carine Alazet


Leurs familles, leur comité de soutien et les médias où ils travaillent, tous ont exprimé leur bonheur à l'annonce de cette libération. Une libération qu'ils espéraient pour bientôt, surtout après la libération récente d'otages espagnols.

Didier François, grand reporter à Europe 1, le photographe Edouard Elias, Nicolas Hénin, reporter au Point et Pierre Torrès, photographe, avaient été enlevés en Syrie en juin 2013.

"J'ai parlé à Didier, il va très bien, c'est comme si on s'était quitté la veille. C'est Didier François tel que je le connais que j'ai retrouvé au téléphone tout
à l'heure", a raconté sur Europe 1, Françoise, sa compagne.

"On est très heureux bien sûr, mais on est complètement sonnés", a indiqué par téléphone à l'AFP Josette Dunaud, la grand-mère d'Edouard Elias, qui a élevé le jeune journaliste orphelin de ses deux parents. "On espère pouvoir le serrer dans nos bras", a ajouté Mme Dunaud.

"C'est une joie immense, on en pleure", a déclaré à l'AFP le PDG d'Europe 1 Denis Olivennes. Même sentiment pour Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère, maison mère d'Europe 1. "On est vraiment très heureux. On attend avec impatience de les retrouver (...) j'irai avec Denis Olivennes les accueillir".

Cette libération n'était pas complètement inattendue : leurs proches avaient reçu ces derniers temps des nouvelles des otages et savaient
que des négociations avançaient.

"M. Hollande m'a appelé ce matin", a raconté le père du photographe Pierre Torres, qui a ensuite pu parler brièvement avec son fils. "On sait qu'il va bien, le moral semblait bon. Le seul indice était la libération des journalistes espagnols qui montraient qu'un mouvement se faisait. On savait que les services français travaillaient activement, et on a eu des messages à plusieurs reprises", a-t-il expliqué.

"Nous avions connaissance de contacts, on espérait qu'ils pourraient être fructueux. Mais ça a été une surprise parce que nous pensions que les choses prendraient encore du temps", "Les choses ont été compliqués jusqu'au dernier moment", a confirmé Pierre-Yves Hénin, le père de Nicolas Hénin, sur BFMTV.

"On  nous avait dit depuis quelques jours qu'il y avait une fenêtre de tir, mais on avait appris à être prudents", a précisé Fabien Namias, directeur général d'Europe 1. "Depuis quelques temps on avait des nouvelles régulières toutes les trois semaines sur le fait qu'ils étaient détenus ensemble, pas isolés, qu'ils n'avaient pas subi de trop mauvais traitements. Et ils sont en bonne santé, c'est fondamental".

"C'est formidable, après dix mois d'angoisse absolue. Et Nicolas (Hénin) n'a pas perdu sons sens l'humour, il a parlé à sa femme et il a blagué", s'est réjoui Etienne Gernelle, directeur du Point.

"Nous sommes heureux qu'ils soient sortis tous les quatre ensemble. C'est une chance énorme et ce soir les larmes seront mélangées au champagne", a ajouté Patricia Philibert, secrétaire générale de Otages du Monde, également membre du Comité de soutien otages en Syrie.

Mais les otages devront ensuite gérer ce retour. "un grand chemin les attend" avant de se réacclimater à la vie normale, a averti  l'ex-otage
au Liban Jean-Louis Normandin.
"A son retour, on n'est pas préparé à une telle intensité d'émotion", se rappelle-t-il. "Le choc est très violent". "Il faut accepter sa fragilité, mettre du sens sur tout ce qui s'est passé".

"Le retour à la vie normale "prend beaucoup de temps", a témoigné de son côté sur France Info Hervé Ghesquière, ancien otage en Afghanistan de décembre 2009 à juin 2011. "Ca fait quasiment trois ans que j'ai été libéré, je commence là juste (...)  à aller beaucoup mieux". 

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