• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Régionales 2015 : Onesta fusionne avec Delga pour ne pas reproduire le cas de Béziers

Gérard Onesta à Toulouse le 8 décembre 2015 / © ERIC CABANIS / AFP
Gérard Onesta à Toulouse le 8 décembre 2015 / © ERIC CABANIS / AFP

"Dans ma région, on connaît Béziers, on n'a pas envie de faire Béziers puissance mille". Gérard Onesta, chef de file de la liste EELV-Front de gauche justifie ainsi sa fusion avec la liste socialiste pour faire barrage au Front national mais réclamé dans la durée un "traitement de fond".

Par Laurence Creusot

"Je crois que là, il faut différencier la médecine d'urgence. Quand il y a le feu, il faut parfois réagir", a déclaré sur RMC Gérard Onesta, dont la liste a emporté dimanche 10,26% des suffrages au premier tour des régionales lui ouvrant la voie à un maintien pour le second tour.

"Et là, dans l'entre-deux tours, barrage au Front national... Dans ma région, on connaît Béziers, on n'a pas envie de faire Béziers puissance mille", a argumenté le candidat d'Europe Ecologie-Les Verts, en référence à la gestion de la ville de Béziers par Robert Ménard, proche du Front national.


Depuis son élection en mars 2014, Robert Ménard a été très critiqué pour diverses décisions, comme la plus récente, la création d'une "garde biterroise" composée de bénévoles pour patrouiller dans les rues de la ville pendant l'état d'urgence, pour laquelle il a été rappelé à l'ordre par le préfet de l'Hérault.
Dimanche, le candidat du Front national Louis Aliot a emporté 31,83% des votes dans cette région traditionnellement ancrée à gauche.
Mais, a prévenu M. Onesta, "ensuite, il faudra passer au traitement de fond: de nouvelles politiques, de nouvelles pratiques, une meilleure hygiène de vie, une meilleure implication politique, la fin du cumul des mandats et tout ce qui va
avec".
Se disant "extrêmement circonspect" sur les "bricolages" d'entre-deux tours, il s'est interrogé sur le choix que feraient ceux qui ont voté
pour Les Républicains au premier tour en cas de retrait de leur chef de file Dominique Reynié.

"Si jamais Les Républicains finissaient par se retirer, est-ce que je suis totalement persuadé que leurs troupes iraient spontanément derrière l'offre progressiste que je représente maintenant avec Carole Delga ? Je n'en suis pas persuadé", a-t-il répondu.


Appelant à "faire les choses dans l'ordre", il a proposé de faire "barrage au FN pendant six jours et pendant six ans, (d'essayer) de construire une région qui n'aura pas envie de se livrer pieds et poings liés à la bête brune".

A lire aussi

Sur le même sujet

Perpignan : la mère d'une jeune femme victime d'un féminicide témoigne de sa douleur

Les + Lus