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Relaxé après avoir écrit : “Je suis Charlie, Coulibaly”, le parquet fait appel

Le Palais de justice de Montpellier - archives / © France 3 Languedoc-Roussillon
Le Palais de justice de Montpellier - archives / © France 3 Languedoc-Roussillon

Une relaxe a été prononcée le 16 janvier dernier en faveur de l'homme qui avait écrit "Je suis Charlie, Coulibaly" sur un registre de doléances du commissariat de police de Frontignan (Hérault). Le parquet de Montpellier a décidé de faire appel de cette décision, a-t-on appris auprès de son avocate.

Par Z.S. avec AFP


"Le parquet a fait appel de la relaxe en faveur de mon client", a indiqué Me Virginie Delhaye-Carenco. Le tribunal correctionnel avait estimé le 16 janvier que malgré la phrase du prévenu "le délit d'apologie directe et publique d'un acte de terrorisme n'est pas constitué".

Le procureur de la République, Nathalie Rocci-Planes, avait requis quatre mois de prison avec placement sous mandat de dépôt à l'encontre de cet homme qui avec ses mots "a encouragé le terrorisme" et affiché sa solidarité, avait expliqué la magistrate.

Le jeune homme en attente de purger une peine de 14 mois de prison pour divers délits accompagnait trois amis qui voulaient déposer une plainte. Pendant qu'il attendait, il avait consulté le registre de doléances avant d'inscrire sur la dernière page: "Je suis Charlie, Coulibaly". L'homme avait été interpellé immédiatement et placé en garde à vue. Devant les policiers, il avait reconnu les faits, expliquant notamment qu'il était un admirateur de Dieudonné. 

"Ce que j'ai fait, c'est nul. J'ai fait une belle erreur. Ce sont des choses qui ne se font pas car cela peut être mal interprété. Je ne me suis pas rendu compte", s'était-il excusé avant d'affirmer: "Je ne peux expliquer pourquoi j'ai écrit cela".


"Cette provocation gratuite est insupportable", avait estimé Mme Nathalie Rocci-Planes, s'étonnant que cet homme soit capable de participer à la marche républicaine et écrire une horreur quatre jours plus tard.

"On meurt pour des idées, des mots et même pour des traits de crayons. Alors, on peut aller en prison pour des mots", avait-elle fait valoir, dénonçant l'admiration du prévenu pour Dieudonné, dont elle avait refusé de dire le nom, qui n'est "plus un humoriste car il fait de la politique" et qui "est nuisible".

Me Delhaye-Carenco avait plaidé "une profonde bêtise" et "l'absence de volonté de provoquer". Le polémiste Dieudonné est jugé mercredi à Paris pour "apologie du terrorisme", après avoir écrit sur Facebook qu'il se sentait "Charlie Coulibaly".

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