Rugby : à trois jours de sa finale européenne, le Stade Toulousain prêt pour l'un des grands rendez-vous de sa saison.

A trois jours de sa finale de Champions Cup contre la Rochelle, le Stade Toulousain, même amoindri, aborde sereinement ce grand rendez-vous qui pourrait lui permettre de décrocher un cinquième titre européen.

Antoine Dupont et les joueurs du Stade Toulousain en route pour un cinquième titre ?
Antoine Dupont et les joueurs du Stade Toulousain en route pour un cinquième titre ? © MaxPPP

A trois jours de sa finale de Champions Cup, les joueurs du Stade Toulousain gardent la tête froide. Elle devrait sortir un peu plus cabossée à l'issue du combat qui les attend en terre anglaise, au stade de Twickenham, contre La Rochelle, samedi 22 mai prochain (17h45, heure française). Mais les hommes d'Hugo Mola connaissent le prix à payer pour accrocher une cinquième étoile au maillot rouge et noir.

Privée d'une partie de ses joueurs (Marchand suspendu, Holmes très incertain, Aldegheri, Placines, Huget, Guitoune blessés), l'équipe toulousaine se présente amoindrie en Angleterre, contre des Rochelais étonnants vainqueurs du Leinster en demi-finale (32-23). Mais pour l'entraîneur Hugo Mola, le but reste d'arriver le jour J avec l'équipe la plus compétitive pour un soir de finale, en composant avec ces absences.

Une finale dans un contexte particulier

"C'est une finale de coupe d'Europe dans un contexte particulier: masqués, sans nos supporters, sans une partie de notre groupe, explique le coach toulousain. Il y a quelques stars à La Rochelle, il y a quelques stars au Stade Toulousain, mais je ne crois pas aux stars. Je crois à tous ceux qui vont monter le curseur autour, qui vont permettre aux uns et aux autres de s'exprimer, c'est cette balance là qu'il faudra trouver".

Une opposition entre les deux premiers du Top 14

La finale franco-française de samedi opposera les deux meilleurs équipes actuelles du Top 14 (Toulouse 1er/La Rochelle 2ème). Pour les Maritimes, c'est la première finale de sa jeune histoire. Le Stade Toulousain est lui plus habitué à ces rendez-vous européens. Lors des six finales qu'il a disputées, le club haut-garonnais a touché quatre fois le Graal. Et les dirigeants ou entraîneurs actuels ont autrefois contribué à ces quêtes victorieuses : Didier Lacroix, Hugo Mola, Jérôme Cazalbou ou Emile Ntamack ont remporté l'épreuve en 1996, année de création de la Coupe d'Europe. Romain Ntamack, le fils d'Emile, a l'occasion de prendre le relais.

"On va jouer dans un temple du rugby, il faudra en profiter, et apprécier le fait d'être en finale, confie l'international français. On est un paquet à être nés quasiment dans ce club, la dernière fois qu'on a vu le stade champion d'Europe (en 2010), on avait dix ans...C'est vrai qu'accrocher une étoile de plus sur le maillot, en passant devant le Leinster en nombre de titres (les deux clubs en ont quatre chacun, ndlr), ce serait bien. Mais il faut pas non plus se focaliser sur cet aspect-là."

Pas d'écran géant au stade Ernest Wallon

Un temps envisagé, le projet d'accueillir 5500 supporters au stade Ernest Wallon de Toulouse pour assister à la retransmission du match sur écran géant a été retoqué.
Un temps envisagé, le projet d'accueillir 5500 supporters au stade Ernest Wallon de Toulouse pour assister à la retransmission du match sur écran géant a été retoqué. © J.P Duntze/FTV

 Les supporters des Rouge et Noir ne pourront malheureusement pas encourager, même à distance leur XV de coeur au pied d'un écran géant. Les instances dirigeantes du Stade Toulousain, son président Didier Lacroix en tête, appuyé par le maire Jean-Luc Moudenc avaient pourtant oeuvré auprès du préfet pour obtenir l'autorisation de diffuser la rencontre au stade Ernest Wallon, avec une jauge à 5500 personnes. En fin d'après-midi, on apprenait qu'aucun accord entre les parties n'avaient pu être trouvé, notamment en terme de sécurité.

La déception pour les supporters

Le dispositif sanitaire envisagé pour accueillir les 5500 personnes, compliqué et coûteux, a donc finalement été abandonné, à la grande déception des supporters. Une décisison qui interroge, alors qu'à Perpignan (66), la mairie a prévu d'installer dans les rues cinq écrans géants à l'occasion de la demi-finale de Pro D2 opposant l'USAP à Oyonnax ou Colomiers, le 30 mai prochain.

Demain, les supporters au stade pour saluer le départ des joueurs

Demain, jeudi 20 mai, vers 13h30, les joueurs toulousains quitteront le stade Ernest Wallon en car, direction l'aéroport, puis l'Angleterre. Et les supporters seront au moins autorisés à les saluer d'une haie d'honneur, à défaut de pouvoir les accompagner de l'autre côté de la Manche.

A La Rochelle, la fête se prépare en cas de victoire

Du côté de la Rochelle, la ville s'apprête à vibrer au rythme de la finale, dont l'issue devrait être connue vers 19h30. Lors d'une conférence de presse, ce mercredi 19 mai, la préfecture a annoncé qu'elle autoriserait la mise en place d'écrans sur les terrasses de bar pour retransmettre le match uniquement dans les villes à l'extérieur de la cité maritime. En cas de victoire des Jaune et Noir, elle autorise l'accès au port aux supporters qui désireraient faire la fête. Mais elle maintient un couvre-feu à 21h, alors qu'à Toulouse, il a été décalé à 19h dans certains quartiers du centre-ville pour éviter les attroupements.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
stade toulousain rugby sport