A Salses comme à Lunel, le passage de certaines routes départementales à 80km/h se prépare

Dimanche prochain 1er juillet, la vitesse va être limitée à 80 km/h sur certaines routes départementales, comme promis par le gouvernement. Dans les Pyrénées-Orientales, les équipes sont à pied d'oeuvre pour changer les panneaux. Mais les réticences restent vives, notamment dans l'Hérault.
Les équipes du département des Pyrénées-Orientales posent les nouveaux panneaux de limitation de vitesse à 80 km/h, en fonction dimanche 1er juillet 2018
Les équipes du département des Pyrénées-Orientales posent les nouveaux panneaux de limitation de vitesse à 80 km/h, en fonction dimanche 1er juillet 2018 © F3 Pays catalan
Dans les Pyrénées-Orientales, le premier panneau limitant la vitesse à 80 km/h a été installé à Salses ce matin. Il est pour l'instant barré et le restera jusqu'au dimanche 1er juillet. 

Seules les routes départementales à double sens et sans séparateur central sont concernées par la baisse de la limitation de vitesse, les autres resteront à 90 km/h.

Une nécessité pour la présidente du département des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe, il n'y a pas lieu de polémiquer.

Il y a un rapport qui dit qu'en passant de 90 à 80 km/h, on sauve des vies (...) si on sauve des vies, je ne me pose pas de questions.


Selon le gouvernement qui reprend notamment les travaux d'experts suédois, cette mesure permettrait de sauver jusqu'à 400 vies par an. 

Il faudra 3 jours aux équipes du département pour modifier les 70 panneaux de signalisation, situés sur 1 600 kilomètres de routes. Coût de l'opération de remplacement : 22 000 euros, payés par le département mais qui devraient être intégralement remboursés par l'Etat.

Dans l'Hérault, comme en Lozère, et dans de nombreux départements ruraux, la mesure fait cependant polémique. Les opposants contestent l'efficacité de la mesure sur la mortalité routière.

L'automobile club des avocats a porté plainte devant le juge administratif et dénonce une accumulation de mesures qui virent à l'obsession.
 
En publiant son décret hier dimanche, le gouvernement a scellé l'entrée en vigueur de cette nouvelle limitation de 90 à 80 km/h sur 400.00 kilomètres de routes en France, à double sens sans séparateur central.

Après les associations qui ont contesté dans la rue une mesure "parisianiste", "impopulaire" et "inefficace", la colère a résonné au Parlement ces derniers jours.

Une quinzaine de députés UDI-Agir et LR ont annoncé avoir déposé un recours "en excès de pouvoir" devant le Conseil d'Etat.

Le ministère de l'Intérieur évalue à 11.000 le nombre de panneaux de signalisation à changer, pour un coût global de 6 à 12 millions d'euros. Ces modifications sont à la charge des collectivités et doivent ensuite être remboursées par l'Etat. 

Pour convaincre une opinion publique globalement opposée à la mesure et répondre aux "idées reçues" des anti-80 km/h, la Sécurité routière a lancé une série de spots, avec chiffres et tests sur circuit à l'appui.

Affichant leur opposition jusqu'au bout, 40 millions d'automobilistes et la Fédération Française des Motards en Colère manifesteront à Paris le samedi 30 juin, veille de l'entrée en vigueur.

    
 
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