Après sa condamnation, Brigitte Barèges s'estime victime "d'un piège politique du pouvoir" et annonce une manifestation

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Écrit par Sylvain Duchampt
Devant la presse, mercredi 10 février, Brigitte Barèges n'a pas pu retenir ses larmes en évoquant sa condamnation.
Devant la presse, mercredi 10 février, Brigitte Barèges n'a pas pu retenir ses larmes en évoquant sa condamnation. © Benoit Roux - FTV

Après sa condamnation pour détournement de fonds publics, Brigitte Barèges (LR) s'est exprimée via son compte Facebook, mercredi 10 février. Visiblement très touchée par la décision de justice, l'ancienne maire de Montauban s'estime être la victime d'un "piège politique du pouvoir en place".

Assise à son bureau de la mairie de Montauban (Tarn-et-Garonne), c'est via les réseaux sociaux que Brigitte Barèges (LR) a décidé de s'exprimer sur sa condamnation pour détournement de fonds publics, mercredi 10 février dans l'après-midi. "Comme vous pouvez le comprendre, il m'a fallu prendre un peu de recul pour réagir à l'égard de cette décision qui a été rendue hier par le tribunal correctionnel de Toulouse à mon encontre" déclare la femme politique en introduction de sa vidéo.  

Une condamnation considérée comme "lourde" par l'ex-maire de Montauban, notamment les cinq ans d'inéligibilité pris à son encontre avec exécution provisoire la privant de tous ses mandats. "Cette brutalité, cette violence, cette injustice, je la ressens très profondément. Elle m'a beaucoup affecté, explique la voix chevrotante de Brigitte Barèges. Je ne suis pas la seule. Vous m'avez manifesté votre désarroi, votre colère. Votre soutien".

Instruction à charge, piège politique

Assurant être d'un "naturel combatif", l'élue espère que cette affaire sera "mieux examinée" par la Cour d'appel.

J'essaierai de mon côté de raconter ma vérité, de raconter cette histoire que je ressens comme un piège politique. Parce que je pense, depuis le début, que l'enquête du SRPJ, l'instruction, tout a été à charge, conditionné et voulu par le pouvoir politique en place ; par le pouvoir de Madame Taubira, ministre de la Justice à l'époque, et tout récemment ; par les menaces de Monsieur Castaner à mon encontre.

Brigitte Barèges, ancien maire de Montauban

"On me prive d'une raison de vivre"

Mais après ces attaques, l'émotion affleure à nouveau. "Pour autant, je ne peux pas rester indifférente, avoue-t-elle. D'un coup, je vois s'ébranler deux de mes raisons de vivre. Bien sûr au-delà de mes enfants, de ma famille, je m'aperçois que je perds finalement mes illusions sur la justice. Cette justice que j'ai servi durant 30 ans comme avocate. On me prive aussi d'une raison de vivre que j'ai depuis vingt ans au service de la ville de Montauban à qui j'ai tout consacré avec plaisir, joie et passion avec quelques fois des difficultés mais sans relâche". 

"Gardant la tête haute" et n'ayant "honte de rien", Brigitte Barèges ne regrette pas "d'avoir pris la parole à Souillac pour parler au président de la République des Gilets jaunes, de leur désarroi et de celui des maires confrontés à la politique d'immigration", ni son arrêté pour "défendre les petits commerces face à un confinement beaucoup trop lourd pour leurs finances et pour leur survie".

Brigitte Barèges assure qu'elle restera présente à Montauban "grâce à ses élus" durant cette période qu'elle qualifie de "transitoire". 

Selon elle, une grande manifestation sera organisée "à la demande des Montalbanais" samedi prochain à 15 heures "pour dire qu'il y en a assez !".

Brigitte Barèges conclut son intervention au bout de six minutes : "La combative, la guerrière que vous avez aimée, elle bien est là. Elle lâchera rien. Je suis blessée. Je vais continuer à combattre pour l'idée forte de la justice que j'ai de la démocratie. Pour vous tous, pour Montauban, pour le Tarn-et-Garonne, pour la Liberté".

En fin de journée, la militante des Républicains avait rendez-vous avec la presse. Brigite Barèges, émue, y a annoncé la création d'"un gouvernement provisoire" avec Axel de Labriolle comme successeur à la mairie.

 

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