Un avocat de Montauban porte plainte après avoir reçu une lettre antisémite

Mercredi 20 février 2019, maître Jean-Lou Levi, avocat au barreau de Montauban, a reçu une enveloppe avec les mots "Sale Juif" écrits à l'intérieur. Il vient de porter plainte.

L'avocat montalbanais Jean-Loui Levi, en 2005.
L'avocat montalbanais Jean-Loui Levi, en 2005. © Philippe de Poulpiquet/MaxPPP
"J'ai réfléchi pendant deux jours. Et j'ai finalement décidé de porter plainte". Ce vendredi 22 février 2019, Jean-Lou Levi, avocat au barreau de Montauban, sort du commissariat quand nous le joignons par téléphone. Il vient de déposer plainte auprès des policiers.

Deux jours plus tôt, mercredi 20 février 2019, sa secrétaire passe récupérer son courrier, dans une boîte postale dédiée à son cabinet d'avocat. Sa soeur, qui est son associée, ouvre le courrier et notamment une enveloppe manuscrite, adressé à Jean-Lou Levi, non oblitérée.

A l'intérieur, pas de courrier, l'enveloppe est vide. Mais deux mots ont été écrits sur l'intérieur de l'enveloppe : "sale juif". 

Maître Jean-Lou Levi, choqué, a réfléchi durant deux jours avant de se décider à porter plainte. "C'est la première fois que ça m'arrive", explique l'avocat. Qui ajoute que quelques jours plus tôt, il avait écrit un article sur l'antisémitisme en sa qualité de président de la communauté juive de Montauban, article publié dans La Dépêche du Midi. 
"Ce climat, ces tensions qui montent...", dit-il, "on vit une grosse crise de la société. Et ce n'est pas fini".

L'enveloppe est désormais entre les mains de la police. Elle doit être envoyée au laboratoire de la police scientifique pour des analyses : relevés d'empreintes digitales et ADN.

Le 15 février dernier, c'est la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, qui avait reçu une lettre à caractère antisémite. Le 19 mars, à l'appel de plusieurs partis politiques et associations, des milliers de personnes se sont rassemblés à Toulouse pour dire non à l'antisémitisme

 
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