Il y a 4 ans, trois militaires de Montauban tombent sous les balles de Merah

Le 15 mars 2012, vers 14h10, il y a 4 ans jour pour jour, trois militaires du 17ème régiment du génie parachutiste de Montauban, sont abattus par Merah devant leur caserne. La folie meurtrière du terroriste frappe alors Montauban et l'armée, tuant 2 hommes et en laissant un pour mort. 

Le 15 mars 2012 à Montauban
Le 15 mars 2012 à Montauban © MaxPPP
Ce sont des militaires du 17ème régiment du génie parachutiste de Montauban. Ce jeudi 15 mars 2012, vers 14h10, ils sont devant le distributeur de billets de la Caisse d'Epargne en face de leur caserne. Un homme a garé son scooter. Il s'approche et tue deux militaires, le sapeur-parachutiste Mohamed Legouad et le caporal Abel Chennouf, achevé alors qu'il est à terre. Il blesse à la tête et au thorax le caporal Loïc Liber. Malgré l'intervention d'un autre militaire qui a assisté à la scène, le tueur parvient à s'enfuir en scooter.

Cette tuerie intervient 4 jours après la mort d'un autre militaire, Imad Ibn Ziaten, à Toulouse. Alors que l'enquête sur ce meurtre piétine, ces nouvelles victimes, dans une ville voisine, vont plonger les enquêteurs dans la perplexité. Mais les éléments recueillis à Montauban sont nombreux.

Lire ici notre dossier sur l'affaire Merah


Alors qu'à Toulouse, celui dont on ne sait pas encore qu'il s'appelle Mohamed Merah, est revenu sur ses pas pour ramasser les douilles, sa fuite de Montauban laisse aux enquêteurs de nombreux éléments matériels : les douilles, un chargeur et surtout les images de la caméra de surveillance de l'agence bancaire qui montre la détermination, mais surtout la corpulence de l'homme casqué qui a crié "Allah akbar" avant de s'enfuir, comme l'ont indiqué les témoins.
A Toulouse, Merah avait tué Imad Ibn Ziaten dans un endroit isolé, en fin d'après-midi. Là, il intervient en pleine ville à l'heure de la fin de la pause méridienne. 

L'horreur est à son comble dans la ville de Montauban et dans toute la France. Quatre jours plus tard, un lundi matin, ce sera à Toulouse, devant l'école juive Ozar Hatorah que le sang d'un adulte et de trois enfants va couler. 
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