Montauban : Brigitte Barèges mise en examen pour détournements de fonds publics

Brigitte Barèges / © AFP
Brigitte Barèges / © AFP

La maire (Les Républicains) de Montauban a été mise en examen dans la nuit de mercredi à jeudi à l'issue de deux jours de garde à vue dans le cadre d'une enquête sur une suspicion de financement d'emploi fictif à la mairie. Elle a été placée sous contrôle judiciaire.

Par Fabrice Valery

La maire (LR) de Montauban Brigitte Barèges a été mise en examen dans la nuit de mercredi à jeudi par deux juges d'instruction de Toulouse pour "détournements de fonds publics par personne dépositaire de l'autorité publique ou investie d'une mission de service public", a-t-on appris auprès du parquet. 

Une mise en examen prononcée à l'issue de deux jours de garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Toulouse. Brigitte Barèges a été laissée libre mais a été placée sous contrôle judiciaire avec une caution de 100.000 euros.

L'enquête préliminaire ouverte en 2014 sur la suspicion de financement d'un emploi fictif à la ville de Toulouse a été remplacée par une information judiciaire ouverte par le parquet ce mercredi. 

Les trois autres personnes placées en garde à vue en même temps que Brigitte Barèges ont elles-aussi été mises en examen. Il s'agit de son ancien directeur de cabinet, Stéphane Bensmaine (mis en examen pour complicité de détournements de fonds publics), du directeur du Petit Journal, Alain Paga (recel de fonds publics détournés) et de Jean-Paul Fourment, ancien chargé de communication et ancien directeur de campagne de la maire de Montauban, à l'origine de l'enquête par ses propres révélations (mis en examen pour recel de fonds publics détournés).

La SARL "Editions Arc en Ciel", société éditrice du Petit Journal, est également mise en examen pour recel de fonds publics détournés en tant que personne morale.

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Jean-Paul Fourment avait indiqué avoir été rémunéré par la mairie pour rédiger des articles favorables à Brigitte Barèges. Des articles publiés ensuite par Le Petit Journal. Brigitte Barèges a toujours rejeté ces accusations, parlant de "mitraille politique", la révélation de cette affaire ayant eu lieu pendant la campagne des élections municipales de mars 2014.

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En avril dernier, le Conseil d'Etat a confirmé le rejet de ses comptes de campagne, notamment parce qu'elle avait fait acheter par la ville des exemplaires du Petit Journal pour les faire distribuer gratuitement dans les rues de Montauban. En revanche, le Conseil d'Etat avait levé la peine d'un an d'inégibilité prononcée quelques mois plus tôt par le tribunal administratif de Toulouse, jugeant que l'infraction n'était pas assez grave. 

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