Place du Marché, ex Toupargel : d'anciens salariés votent une occupation à durée illimitée à Montauban

Depuis 48 heures, une cinquantaine d'ex salariés de l'entreprise Place du Marché revendiquent de meilleures indemnités de licenciement et occupent le site de Montauban. Ce jeudi 2 février, un maintien du blocage 24 heures sur 24, week-end compris, a été voté en assemblée générale.

L'occupation du site a débuté ce mardi 31 janvier, vers 14 heures 15. Une cinquantaine d'ex salariés de l'entreprise Place du Marché, anciennement Toupargel, ont décidé de s'installer dans un entrepôt à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne. Cette action coup de poing vise à obtenir de meilleures indemnités de licenciement. 

Une prime de licenciement 

Spécialisée dans les produits surgelés, Place du Marché a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Lyon, le 13 janvier janvier. 1900 emplois ont été supprimés sur l'ensemble du groupe et différents sites. Dans le Tarn-et-Garonne, à Montauban, 60 personnes sont sous le coup d'un licenciement.

Une cinquantaine d'entre eux bloquent, depuis le 31 janvier, un dépôt qui contient des marchandises. Un huissier, mandaté par leur ancien employeur, a dressé un constat le lendemain du début de l'occupation c'est-à-dire le mercredi 1er février.

Ce jeudi 2 février, les services de la préfecture sont également passés selon un syndicaliste présent sur le site. Les manifestants ont souligné, dès le début du mouvement, qu'ils souhaitent une occupation pacifique et sans la moindre "casse".

La CGT du Tarn-et-Garonne soutient le blocage et, selon son représentant, Sébastien Tournon, les services de l'État comme l'huissier des propriétaires du site ont pu constaté qu'aucune dégradation n'a été commise. 

Un blocage pour une durée indéterminée

Les manifestants se sont lancés dans cette opération de blocage car ils ne veulent pas se contenter des indemnités de chômage légales. Ils souhaitent une prime de 2000 euros par année d'ancienneté et un an de salaire.

Selon la CGT du Tarn-et-Garonne, les ex-salariés n'ont aucune nouvelle de leur ancien employeur. Aussi, lors d'une assemblée générale qui s'est déroulée ce jeudi 2 février vers 15 heures, les manifestants ont décidé de poursuivre leur mouvement de manière illimitée.

Jusqu'à présent la logistique était assurée par un syndicat, à savoir la CGT. Ce soutien va perdurer. Mais les manifestants vont lancer un appel aux dons et ouvrir une cagnotte pour pouvoir s'inscrire dans la durée. 

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