Le CO en demi-finale du Top 14 : la grosse grosse fierté castraise

Le CO, le petit poucet qui aime couper la tête des gros... / © Jean-Philippe Ksiazek/AFP
Le CO, le petit poucet qui aime couper la tête des gros... / © Jean-Philippe Ksiazek/AFP

Quatre ans après sa dernière venue au Stade de France, Castres s'est qualifié pour la finale du Top 14 après avoir remporté le bras de fer annoncé face au Racing 92 (19-14), samedi 26 mai. Dans une semaine, il aura de nouveau ce rôle de Petit Poucet qu'il affectionne et dont il joue volontiers. 

Par Marie Martin

En 2014, le CO s'était alors incliné face à Toulon, un an après avoir dominé l'armada varoise pour s'offrir son quatrième titre de champion de France.

Samedi 2 juin se dressera devant lui la machine de guerre montpelliéraine, large vainqueure de Lyon vendredi (40-14) avec son son effectif constellé de stars (Cruden, Picamoles, Pienaar) assemblé à grand frais par l'homme d'affaires Mohed Altrad.

Quand Castres, ville enclavée de quelque 40.000 habitants, est certes également soutenue par un mécène (les laboratoires Pierre-Fabre), mais ne possède que le 11e budget de l'élite et un effectif où aucun grand nom ne se dégage.

Un Petit Poucet qui aime couper la tête des gros. Après le Stade Toulousain, dominé sans discussion chez lui en barrages (11-23), le Racing a chuté devant les hommes de Christophe Urios.
Lequel n'a pas caché son immense fierté, en termes fleuris : "Je suis fier d'avoir réalisé ça, mené autant de Castrais à Lyon. Et que les gens se reconnaissent dans notre équipe car elle dégage une forme d'émotion, et c'est ça qui est important: elle est sympa, elle travaille, elle ne se prend pas pour une autre. Elle a du talent, de la qualité, et surtout une grosse paire de couilles".


Montpellier "immense favori" en finale


Ce sont les mots mêmes de Pierre-Yves Revol, le président du Castres Olympique. "Ces dix dernières minutes ont probablement été les plus longues de mes 30 ans de présidence. Notre victoire est logique sur le match, mais le score aurait pu s'inverser à la fin. C'est une belle leçon. Peut-être que le monde du rugby sera un peu derrière nous, parce qu'on sait qu'on a un défi redoutable (finale contre Montpellier). Il va falloir le relever. Je ne sais pas trop comment, encore. Je ne sais pas si on en sera capables, mais on va donner le meilleur de nous-mêmes. Il y a un immense favori samedi prochain, c'est Montpellier, qui a dominé de la tête et des épaules sa demi-finale comme la phase régulière". 

Retour sur cette folle journée du Castres Olympique avec Sylvain Duchampt et Corinne Carrière, de France 3 Tarn : 

Le CO finale : l'immense fierté des Castrais

 

Sur le même sujet

Les + Lus